samedi 22 septembre 2018

Permaculture et Autonomie – Plus de 50 documents en PDF à télécharger

SOurce : permathèque.fr (Site référencé)

De nombreux Documents au Formats PDF circulent librement sur la toile. Pour y faciliter l’accès au plus grand nombre et promouvoir le partage de ces connaissances, nous avons décidé d’en réunir quelques uns sur cette page. Permaculture, Agro-Ecologie, Auto-Suffisance…  Nous remercions fortement leur auteurs pour le travail informatif et l’esprit de partage de la science qui les a mené à publier ces documents.


Livres sur la Permaculture

livre pdf permacultureVoici une liste de Livres au format PDF, réputés dans l’univers de la Permaculture pour la qualité de leur contenu. Leurs auteurs, Bill Mollison, David Holmgreen Mansobu Fukuoka… défendent et promeuvent une agriculture naturelle, plus saine et plus respectueuse des lois de la nature. Sur un autre registre, mais toujours au plus près de la nature, les deux derniers ouvrages, d’Alain Saury et de John Seymour sont eux aussi des références dans leur domaine, le retour à la nature … Lire la Suit et Télécharger


Guide du Permaculteur Débutant

Ce document réalisé par Benjamin Broustey est un guide pdf à destination des néophytes. Initialement diffusé par le site PermacultureDesign.fr, il expose sur une vingtaine de pages illustrées, l’éthique et les bases de la permaculture … Lire la Suite et Télécharger


La Voie de la Permaculture

concevoir un jardin“La permaculture a pour sujet la vie communautaire, le renforcement d’un environnement sain, la production de produits alimentaires frais et locaux, l’utilisation minime de produits chimiques nocifs, de maximiser les énergies naturelles, en veillant à l’air, l’eau et le sol, l’établissement ou de la conservation de bio-diversité, de répondre à nos besoins avec des solutions naturelles.” … Lire la Suite et Télécharger


Livre Blanc Sur La Consoude

ConsoudeSous le nom de « 331 Jardiniers parlent de leur plante magique », ce livre au format PDF distribué gratuitement par les auteurs vous apprendra toutes les utilisations possibles de la Consoude : Engrais vert, fourrage pour animaux, vertus médicinales, méthodes de cultures… Un livre blanc de 97 pages remplis d’avis de jardiniers, et de savoirs sur cette plante si estimée : la consoude … Lire la Suite et Téléchager


Le Grand Livre Des Herbes

le grand livre des herbesUne encyclopédie riche et détaillée de plantes aussi esthétiques qu’indispensables au quotidien. Du persil à la sauge, du romarin à l’aneth, ce guide nous révèle tous les secrets de la culture des herbes dans la maison comme au jardin, et nous facilite les plantations, cultures et récoltes. … Lire la Suite et Télécharger


La Permaculture ou le Jardin d’Eden

Jardin d'EdenPartant du constat que le comportement de notre société envers son environnement naturel cause des problèmes majeurs, Stéphane Groleau s’est penché sur l’étude la permaculture, axant sa recherche sur l’Australie d’où le mouvement tire son origine … Lire la Suite et Télécharger


Mauvaises Herbes On Vous Aime !

ortieOn les connait le plus souvent sous le nom de « Mauvaises » Herbes, sans doute parce qu’elles concurrencent nos plantes cultivées, qu’elles ont un fort don de « résistance » et de prolifération ou qu’elles ne répondent pas à nos critères esthétiques. Cette réputation qui leur colle à la tige n’est pourtant pas toujours justifiée. Au contraire, adventices, plantes « spontanées » ou plantes « pionnières » peuvent même s’avérer très utiles au jardin. … Lire la Suite et Télécharger



Enrichir sa Terre

compostLe sol est la base de la vie, une structure vivante sur lequel se développent la faune et la flore. La première règle dans le domaine de l’agriculture, se devrait d’être et à juste titre malgré les pratiques modernes allant dans le sens contraire, de veiller à la bonne qualité du sol, pour permettre aux plantes d’y croitre dans les meilleurs conditions possibles. Des plantes évoluant dans un sol riche et équilibré seront bien plus productives et bien moins sujettes a maladie … Lire la Suite et Télécharger


Cultivons Notre Autonomie Paysanne

Agriculture PaysanneAvec l’avènement du « progrès », de la « modernité », le rang social du paysan n’a cessé de chuter, pour devenir caricaturalement une personne inculte, isolée et miséreuse au yeux des « civilisés » de la ville. Pour palier à cette image négative, nombre d’agriculteurs se sont lancés dans la quête de reconnaissance : « le plus productif », « le plus équipé », « le plus gros propriétaire terrien »… ne faisant qu’amplifier les problèmes causés par l’agriculture productiviste … Lire la Suite et Télécharger



Permutation

Steave ReadVoici un extrait du nouvel essai de Steve Read, formateur en permaculture diplômé en 1992, ayant enseigné cette approche à travers 12 pays différents. Le document intitulé Permutation traite entre autres de la permaculture en général ainsi que l’évolution socio-écologique qu’elle représente et de son application dans la vie quotidienne à des domaines tels que l’eau, le logement, l’agriculture ou la consommation énergétique. Un écrit très complet disponible en version intégrale … Lire la Suite et Télécharger


Semences Paysannes

Semences Paysannes, Plantes de demainL’agriculture industrielle se révèle insoutenable économiquement, et néfastes pour l’environnement, les agriculteurs eux-même et les consommateurs. La privatisation des semences augmente à grande vitesse, appuyée par les gouvernements qui interdisent la distribution et la commercialisation des variétés non inscrites dans leur registre, sous peine de poursuites et de fortes amandes. En réaction, la préservation et la diffusion de la biodiversité, des semences, et le retour à la paysannerie se font ressentir comme les solutions d’adaptations les plus prometteuses … Lire la Suite et Télécharger


La BioDynamie

La BiodynamieVoici en libre accès le livre La Biodynamie – Un chemin prometteur vers l’agriculture durable de demain, écrit par Ulrich Schreier chez Soin de la Terre. Ce livre très complet, empli de science et regorgeant d’illustrations claires nous apporte beaucoup sur la compréhension des mécanismes naturels, très utiles à la reproduction d’un eco-systeme sain lors de la réalisation d’un espace permacole … Lire la Suite et Télécharger


Guide Du Semis A La Volée

Voici un petit Document de 11 Pages  au Format PDF, bien réalisé, sur la technique du semis à la volée. Cette dernière est largement pratiquée dans l’agriculture dite naturelle ou encore sauvage. Elle consiste tout simplement à jeter les semences à la main, sans utiliser de machine pour les enfoncer dans le sol. Elle est parfois couplée avec l’agriculture sous couvert, comme l’explique Mansobu Fukuoka par exemple dans son livre La Révolution d’un Seul Brin de Paille … Lire la Suite et Télécharger


La Poule et le Poulailler – Plans

Permaculture Poule ComportementLa poule domestique (Gallus Gallus Domesticus) a récemment vécu un regain de notoriété à travers la mode des ‘poules d’appartement’. Pourtant, loin des strass et paillettes la poule a toujours été un élément clé des petites fermes, de par ses nombreuses utilités : En dehors de la ponte d’œufs et de sa viande (facteur non négligeable au vue des prix des aliments à notre époque), elle apporte également diverses matières telles que les plumes, pouvant servir à faire des oreillers par exemple, et biensure ses fientes, extrêmement riches pouvant apporter des nutriments supplémentaires à votre terre dans vos potagers et vergers … Lire la Suite et Télécharger


Gestion des Eaux de Pluie

Gestion des Eaux PluvialesUn document au format PDF faisant parti de la collection des Guides Pratiques du Centre Technique de Coopération Agricole et Rurale. (Le CTA). Ce feuillet de huit pages traite de la gestion / récupération des eaux pluviales par la création de « demi-lunes » pour augmenter les ressources disponibles pour vos plantes (ici le fourrage, mais s’applique également aux arbres et autres plantes). Cette technique, simple et peu coûteuse peut être mise en place sur tout type de terrain (du moment qu’il y ai un léger relief pour capter l’eau dans la pente). Elle s’apparente à la technique des baissières, largement mise en avant dans la permaculture … Lire la Suite et Télécharger


Mieux Connaitre Le Ver De Terre

Vers de TerreLe ver de terre représente 70 % de la biomasse terrestre. Présent en quantité dans les sols sains, ce dernier est l’un des acteurs principaux du processus de décomposition des matières organiques, de la fabrication d’humus et de la structuration du sol. Sa seule présence en quantité est un excellent indicateur de la qualité de votre sol. Pourtant pour beaucoup cette créature reste peu connue, voici un document édité par l’Observatoire Participatif des Vers de Terre, un véritable condensé d’informations sur ces êtres primordiaux au bon fonctionnement de la vie sur notre planète … Lire la Suite et Télécharger


Plan Pompe Bélier Hydraulique

pompe belierEn plus du document PDF, cette vidéo de présentation propose de découvrir le montage d’une Pompe Bélier, aussi appelée Bélier Hydraulique. Ce système à clapet fut inventé en 1792 pour remonter de l’eau jusqu’à 10 fois la hauteur de la pente, sans énergie (hors celle mécanique), et sans interruption par un mouvement perpétuel. Très interessant. cette technique peut s’avérer indispensable pour la réalisation d’une remontée d’eau sur un lieu de vie autonome (sans énergies issues du système). Je vous invite donc a télécharger ce fichier PDF … Lire la Suite et Télécharger


Le Larousse des Plantes Médicinales

larousse encyclopedie des plantes medicinalesUne Longue Histoire : Les propriétés et utilisations traditionnelles des plantes dans le monde entier, des origines de leur usage jusqu’à nos jours, ainsi que les recherches scientifiques actuelles à leur sujet.
Une Encyclopédie Illustrée : Plus de 550 plantes médicinales, avec pour chacune d’elle les moyens de l’identifier (description, habitat, culture), de la préparer (parties utilisées, infusion, teinture…), comment se soigner avec (usages traditionnels et courants, précautions d’usages…) … Lire la Suite et Télécharger



Main Verte contre Machine Noire

agriculture permaculture agroforesterieUn travail universitaire de Raphaël Magnacca sur l’agriculture et le système alimentaire modernes, ainsi que la recherche d’une alternative grâce à la Permaculture. Un rapport éclairé sur le monde et présentation des solutions d’avenirs, à travers les éco et permalieux … Lire la Suite et Télécharger



AgroForesterie – 10 Documents PDF

agroforesterieL’agro-foresterie est un mode d’exploitation des terres agricoles associant les arbres aux cultures ou pâturages. Outre ses qualités paysagères non négligeables, l’agroforesterie permet l’augmentation de la fertilité du sol. Les arbres plantés dans une parcelle, ne prenant que peu de placent, apportent par leur travail du sol, par la tombe des feuilles automnale, et par la biodiversité qu’ils accueillent, de grands bénéfices à la qualité du sol et des cultures … Lire la Suite et Télécharger


20 Plantes Sauvages Comestibles

Cueillette SauvageUn fichier de présentation de 20 Plantes sauvages comestibles, réalisé par une association d’initiation à la cueillette.
Il démarre par un petit couplé sur les précautions à prendre lors de cueillettes, car certaines plantes, ressemblant à s’y méprendre à celles comestibles, s’avèrent être toxiques. Il nous détaille ensuite les plantes suivantes : ail des ours, amarante réfléchie, berce spondyle, cardamine hérissée, chénopode blanc, épiaire des bois, érable, gaillet grateron, lamier, lierre terrestre, marguerite, mauve sylvestre, mouron blanc, ortie, pissenlit, plantain, porcelle enracinée, renouée du japon, et enfin le sureau noir… Lire la Suite et Télécharger


Plantes Bio Indicatrices

Plantes Bio IndicatricesDes graines sont présentes dans le sol, certaines sont périmées, mais d’autres sont en dormance. Pourquoi germent-elles tout d’un coup? Parce que les conditions du terrain et du climat lui conviennent et correspondent aux besoins de leur patrimoine génétique. Voilà ce que l’on appelle la levée de dormance. De la présence des adventices, on peut en déduire les composants du terrain et sa dynamique, mais aussi ce que l’on peut faire pour améliorer sa fertilité. Suivre l’évolution des indésirables vous permet de savoir où en est votre terrain … Lire la Suite et Télécharger


Guide de l’Installation en Agriculture Biologique

maraichage bioProduire des légumes nécessite de nombreuses connaissances et des compétences diversifiées pour réussir à dégager un revenu décent. Bien que la surface nécessaire pour démarrer votre activité maraîchère sera petite, cela ne signifie pas que les moyens humains, financiers et matériels le seront aussi. Un projet d’installation doit être réfléchi et demande un grand investissement personnel. Dans ce guide, vous trouverez les informations nécessaires à votre installation aussi bien sur les aspects règlementaires, techniques, commerciaux (prix indicatifs, circuits…) que des informations sur les moyens financiers à mettre en oeuvre et les démarches administratives à respecter … Lire la Suite et Télécharger


Plan de Construction d’un Chauffe Eau Solaire

chauffe-eau-solaireLaurent Pineau, passionné par le développement durable et les technologies autonomes, a mis au point un système de chauffe-eau Solaire dont il offre les principes et plans de construction dans ce document au format PDF.
Le chauffe-eau solaire est un système captant l’énergie du soleil (fonctionnant donc uniquement de jour et par beau temps), la restituant en chauffant l’eau, afin … Lire la Suite et Télécharger


Les 4 Saisons… Permaculture

Les 4 Saisons Permaculture Bec HellouinTiré du magazine Les 4 Saisons, ce ‘dossier potager’ nous fait découvrir la Permaculture ou ‘La Nature comme Modèle’ en compagnie de Perrine et Charles Hervé-Gruyer à travers une visite guidée de leur ferme du Bec-Hellouin, en Normandie. Un doc du 7 pages, succin, mais tout à fait suffisant pour présenter les bases du principe … Lire la Suite et Télécharger


La Culture sur Butte

Culture sur ButteAppréciée pour ses nombreux avantages, la culture sur butte est un élément prépondérant de beaucoup de designs permaculturels. Elle consiste à développer un espace délimité mais hautement productif, et d’y générer un eco-système durable permettant de renouveler les cultures sans travail du sol … Lire la Suite et Télécharger


L’Essence de la Permaculture

Fleur PermaculturreUne définition plus actuelle de la permaculture qui reflète l’élargissement de son champ d’action implicite dans Permaculture I, est « la conception consciente de paysages qui miment les modèles et les relations observés dans la nature, visant à obtenir une production abondante de nourriture, de fibres textiles et d’énergie pour satisfaire les besoins locaux. » Les gens, leurs habitats, ainsi que la façon dont ils s’organisent, sont au centre de la permaculture. Ainsi, la vision permaculturelle de l’agriculture permanente ou durable s’est peu à peu élargie en culture de la permanence ou de la durabilité … Lire la Suite et Télécharger


Le Mulch ou Paillage du Sol

Le Mulch ou Paillage du SolLe paillage en couches (communément appelé Mulch ou Couverture de Sol) est une technique qui apportera énormément à votre potager, en protégeant le sol, le fertilisant et le gardant toujours humide. Elle permet également de favoriser la vie des insectes dans le sol, d’ameublir ce dernier, de l’assainir et de le protéger de l’érosion … Lire la Suite et Télécharger


La Grande Vertu des Fruits

Vertus des FruitsComposé de plus de quatre-vingts pour cent d’eau, les fruits sont souvent méconsidérés pour cette fausse raison. Au contraire, l’eau qui enveloppe l’ensemble des vitamines, minéraux et fibres qu’ils contiennent pourrait être comparée à un riche liquide amniotique. Il faudrait plutôt apprécier cette propriété aqueuse des fruits, qui permet de les consommer crus, cuits, séchés, en jus et désormais en barres. De tout temps et dans toutes les sociétés, la consommation des fruits crus ou transformés a constitué un pilier incontournable d’une nutrition permettant la survie de l’organisme et sa santé. Il y a quelques années encore, la puissance vitale des fruits éclatait au grand jour à cause de leur grande importance dans le régime dit méditerranéen ou crétois … Lire la Suite et Télécharger


Associations de Plantes au Potager

Associations de plantes au jardinCe document, présenté sous forme de tableau, répertorie les propriétés d’un certain nombre de légumes, fleurs et plantes aromatiques, utilisées au jardin potager.
Bien réalisé, il présente également quelques unes des associations réalisables entre ces plantes (Colonne Verte) ou types de culture, ainsi que les associations à ne pas faire (Colonne Jaune) … Lire la Suite et Télécharger



Tableau de Classification des Plantes

Classification des PlantesCe document regroupe un nombre important d’especes (Arbre, Arbuste, Legume, Legumineuse…) classés en tableau, indiquant pour chacune le Nom Binomial, la Famille de plante à laquelle elle appartient, l’étage auquelle elle pouse (Bas, intermédiaire, supérieur, liane, grimpante…), la production qu’elle octroie (legume, graine, fruit, taille…), sa rusticité (Indice USDA), la lumière qu’elle nécessite (ensoleillé, mi-ombre…), le type de feuillage et d’autres informations pouvant se révéler interessantes lors de la réalisation d’un design en permaculture (Mélifère, anti-érosion, porte-greffe…) … Lire la Suite et Télécharger


25 Documents Anglophones sur la Permaculture

Bec HellouinVoici un dossier .zip contenant un ensemble de 25 Documents sur la Permaculture dans le monde, tous rédigés en Anglais. Ce sont pour la plupart des études ou maquettes de présentation de projet, conférences… Vous trouverez ci-dessous les titres des documents et le lien de téléchargement en bout de liste … Lire la Suite et Télécharger


APPEL A LA RESISTANCE (FSU, SNUipp FSU, Snudi FO, CGT Educ’action, Sud Education, CNT) A L’EVALUATION DANS LE SYSTEME SCOLAIRE

Publié vendredi 21 septembre 2018

En cette rentrée, les injonctions à l’évaluation dans l’éducation nationale ne manquent pas : évaluations CP/CE1, évaluations 6e et 2nde. Le ministre de l’éducation nationale donne un coup d’accélérateur en cette rentrée 2018 par voie de presse sans jamais publier un seul texte officiel. Cette frénésie de l’évaluation indique clairement la vision managériale que compte imposer le gouvernement en matière de politique publique éducative.
Pour les élèves :
Les évaluations CP/CE1 :
Que ce soit en termes de contenu ou en terme de passation, ces évaluations sont une inadaptées pour des élèves qui débutent leur scolarité en élémentaire. En effet, elles ne sont pas en lien avec ce qui est concrètement fait dans chaque classe. De plus, ces évaluations vont mettre inutilement les élèves en situation d’échec et/ou de stress.
Les évaluations 6e et 2nde :
Idem, mais en plus, on est en droit de se demander à quoi servent les évaluations de 2nde alors que ces mêmes élèves viennent de passer le brevet des collèges en fin de troisième, mais ces évaluations ne servent pas qu’à évaluer les élèves.
Pour les enseignants :
Liberté pédagogique
En imposant des évaluations dès la rentrée scolaire, le ministre de l’éducation bafoue la liberté pédagogique des enseignant-es qui se voient ainsi déposséder de leur manière d’enseigner. L’enseignant-e devient un-e technicien-ne, et un-e executant-e, en organisant la passation, en corrigeant et en rentrant des résultats dans une base de données qui les traitera et transmettra une démarche à suivre pour les élèves. Or, nous connaissons nos élèves et notre métier, nous n’avons pas besoin de directives supplémentaires.
La remise en cause de la professionnalité des enseignant-es comme la restriction de leur pouvoir d’agir construisent un école du tri social et renforceront les inégalités scolaires.
Mise en concurrence et salaire au mérite :
Même si les résultats sont anonymes pour les élèves, ils ne le sont pas pour les enseignant-es et donc les établissements. Il s’agit en réalité de mettre en concurrence les enseignant-es entre eux-elles et les établissements entre eux.
La problématique du salaire au mérite se pose également : à bons résultats, meilleurs salaires ?
Plus généralement :
La gouvernance par l’évaluation est une technique de management ultra-libérale qui ne marche nulle part, ni dans le privé, ni dans le public ni dans les pays qui l’ont déjà mise en œuvre (USA, Royaume Uni, Suède). La mise en concurrence qui en découle n’est pas une valeur que nous défendons au sein de l’école publique.
Le gouvernement ne donne aucune garantie sur le devenir et l’utilisation de ces fichiers informatiques.
Pour une école émancipatrice, pour la liberté pédagogique et contre la mise en concurrence, les organisations syndicales FSU, SNUipp FSU, Snudi FO, CGT Educ’action, Sud Education, CNT appellent à résister et exigent qu’aucune pression ne soient faites sur les collègues afin d’imposer les évaluations.
Nouveau management public !
Le mode d’évaluation à tout va du ministère Blanquer va sans aucun doute vers un mode de managment et de recrutement des enseignant-es complètement débridés et vise à casser le statut des enseignant-es.
L’éducation nationale n’est pas le seul secteur concerné, défendons les services publics, grève interprofessionnelle le 9 octobre.

Sharepoint, process, mur de post-its : le management moderne marche-t-il sur la tête?


Entre 9 000 et 10 000 plantes à vendre dès 2 euros en plein centre-ville de Toulouse


Samedi 22 et dimanche 23 septembre 2018, une immense vente de plantes aura lieu au centre de Toulouse, et avec des prix plus qu’abordables : 2, 5 ou 10 euros seulement (©Plantes pour tous / Facebook)

Source : Actu.fr



Samedi 22 et dimanche 23 septembre 2018, une immense vente de plantes aura lieu au centre de Toulouse, et avec des prix plus qu'abordables : 2, 5 ou 10 euros seulementSamedi 22 et dimanche 23 septembre 2018, une immense vente de plantes aura lieu au centre de Toulouse, et avec des prix plus qu'abordables : 2, 5, ou 10 euros seulement.

Le collectif Plante pour tous porte bien son nom ! En effet, avec sa deuxième vente de plantes à prix réduits à Toulouse, il n’y a plus d’excuse pour ne pas mettre un peu de vert dans sa vie. Jugez plutôt : 2€, 5€, ou 10€, ce sont les prix que propose la jardinerie éphémère. De quoi repartir avec une vraie jungle chez soi.

60 espèces différentes

Et niveau choix, en plus du prix, il y aura de quoi faire : entre 9 000 et 10 000 plantes seront disponibles à l’achat. Parmi celles-ci, 60 espèces différentes, principalement des plantes d’intérieur. La vente se déroulera au Lab Oïkos, dans le quartier Saint-Aubin à Toulouse.

Comment faire prospérer une Amap anarchiste

19 septembre 2018 / Jean-Claude Richard (Revue Silence)



La manière dont une coopérative autogérée décide de s’organiser est éminemment politique. La preuve avec Diony-Coop, en Seine-Saint-Denis, qui bouscule les idées reçues sur le fonctionnement d’un collectif de plusieurs centaines de personnes.
Les Diony-Coop s’inscrivent dans un parcours commencé en 2007 à l’initiative des membres du groupe militant Henry-Poulaille, de la Fédération anarchiste. Il s’agissait alors de créer une université populaire, lieu de partage des connaissances. La Dionyversité a réuni plusieurs milliers de personnes et favorisé l’émergence de cours organisés par le public lui-même.
En 2010, le même collectif a porté l’émergence d’une Amap qui a trouvé au bout de deux ans son rythme de croisière avec deux maraîchers distribuant 250 paniers de légumes par semaine. L’ Amap Court-Circuit se voulait un espace où les principes et idéaux libertaires auraient à s’exprimer avec un large public nullement prédisposé à adhérer à ces principes. Les 70 personnes prêtes à rejoindre l’ Amap en formation ont accepté d’expérimenter un certain nombre de règles collectives en rupture avec nos habitudes sociales.
Ainsi, l’association créée pour répondre aux contraintes institutionnelles (assurances, bail, compte en banque) ne devait avoir aucune activité dans le collectif (il n’y a pas de bureau et jamais d’assemblée générale). La responsabilité individuelle des membres de l’ Amap devait être le maître mot de notre fonctionnement (si personne ne sent le besoin de préparer les paniers de légumes, c’est que l’ Amap n’a pas de sens et alors il vaut mieux la fermer). Ces pratiques simples entraînent un sentiment fort d’être membre d’un collectif porteur de confiance et d’entraide : clés du local en libre service, absence de contrôle dans la prise des paniers, espace de produits à la vente avec paiement direct dans une boîte et sans aucun contrôle.

Privilégier la responsabilité individuelle ou de groupes

En janvier 2015, une rencontre entre une dizaine de coopératives alimentaires à la coopérative l’Indépendante, à Paris, a permis de faire l’inventaire de ce qui était fait ici et là en matière d’organisation, de gestion et de décisions.
À partir de ces expériences concrètes, une quarantaine de membres de l’ Amap Court-Circuit ont pris l’initiative de créer un certain nombre de « commissions » où se sont retrouvés celles et ceux qui avaient envie de mettre en forme l’organisation d’une coopérative alimentaire : une commission administrative et financière, une commission fournisseurs, une commission aménagement des locaux, une commission communication.
Il est important de signaler que ces commissions n’ont fonctionné que le temps de la réflexion et de la mise en pratique des décisions qu’elles avaient prises, ces décisions étant vues comme des expérimentations pouvant être modifiées au fur et à mesure des mises en pratique.
L’ Amap Court-Circuit.
Chaque commission était totalement autonome par rapport à l’ensemble du collectif composé des membres de l’ Amap. Les décisions (et non pas « propositions ») de fonctionnement ont été communiquées à l’ensemble des membres, via la liste internet, avant la mise en pratique, mais il n’y a pas eu d’assemblée générale qui aurait pu être amenée à statuer au nom du collectif sur les décisions des commissions.
Cette méthode est en rupture radicale avec nos habitudes dans la mesure où elle privilégie les prises de responsabilité individuelle ou de groupe en acceptant les risques d’erreur. Elle évite aussi les discussions inutiles portées par celles et ceux qui ne font pas grand-chose mais ont des idées sur tout, et particulièrement en assemblée générale.

Tout membre des Diony-Coop peut, de sa propre initiative, passer une commande à un producteur 

Si la commission fournisseurs a repris à son compte des éléments majeurs des pratiques mises en œuvre par plusieurs coopératives alimentaires déjà existantes — produits bio et/ou de qualité, produits issus du commerce équitable et de proximité —, la stratégie globale a consisté à chercher la conciliation entre les attentes des coopérateurs et coopératrices en matière de nombre de produits proposés (900 références après trois ans d’existence), ainsi que leur implication dans la recherche de fournisseu·ses et de product·rices.
Il a été admis que la commande directe à des product·rices via l’intervention de coopérat·rices devait être le maître mot d’un collectif fondé sur l’entraide et la responsabilité individuelle. En d’autres termes, tout membre des Diony-Coop peut, de sa propre initiative et sans en référer à une quelconque « commission produits » ni à l’ensemble du collectif, passer une commande à un producteur.
Cette commande repose sur un certain nombre de principes relevant de bases communes : privilégier les produits bio ou de qualité, privilégier les petits producteurs, privilégier la production de proximité, payer la commande à la livraison.
Sur ce dernier point, il convient donc de demander l’accord du trésorier sur le montant à dépenser puisque tous les produits sont payés lors de l’achat. Le trésorier doit alors prendre sa décision sur l’aspect financier, sans tenir compte de la nature des produits commandés.
Le coopérateur devient le référent du produit dans la coopérative : il doit alors assurer la réception, la mise en rayons, l’étiquetage et le réapprovisionnement.
Aujourd’hui, en application de ces principes, 58 coopérateurs et coopératrices interviennent occasionnellement auprès des producteurs et 49 passent toutes les trois semaines les commandes aux grossistes et « gros » producteurs.
Cette prise en charge des achats par plus d’une centaine de membres — sur un effectif global de 492 inscrits — est remarquable. Elle tend à confirmer l’importance que l’on doit donner à la responsabilité individuelle si l’on veut répartir le plus largement possible la charge de travail liée aux achats.

Pas de contrôle ni d’informatique

Cette commission a bien entendu mis en place des procédures favorisant la responsabilité individuelle, déjà maître mot du fonctionnement de l’ Amap Court-Circuit.
Pendant trois ans, les 250 familles amapiennes avaient eu la possibilité d’acheter des produits bio et du commerce équitable via trois armoires mises à leur disposition dans le local de Court-Circuit. Le paiement des produits était assuré directement par les amapien·nes, sans contrôle. Dans la foulée de cette expérience, les membres de la commission ont décidé de rompre définitivement avec le système commercial classique en abandonnant le principe de la caisse par laquelle devrait passer chaque coopérat·rice, afin d’établir la valeur de ses achats.

À Diony-Coop, chaque coopérateur et chaque coopératrice est responsable de ses achats et doit lui- ou elle-même en calculer le montant.
Autre point fort, la commission a décidé d’abandonner l’outil informatique pour revenir à une gestion manuelle, sur papier, des données financières.
Chaque coopérat·rice dépose sur son compte, matérialisé par une fiche cartonnée, un montant par chèque afin de pouvoir participer à l’achat du stock.

L’ESSOR DES COOPÉRATIVES ALIMENTAIRES AUTOGÉRÉES

Si en 2015, il n’y avait que quelques précurseurs comme l’Indépendante, Coopaparis, Coopali et les Gases, la situation a beaucoup changé et l’avenir est prometteur. En septembre 2017, une rencontre nationale des coopératives alimentaires autogérées s’est tenue à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Une dizaine de coopératives avaient été invitées à présenter leur fonctionnement et leurs particularités.
Aujourd’hui, de nouvelles coopératives alimentaires autogérées sont nées à Sète (Hérault), Sauxillanges (Puy-de-Dôme), Grasse (Alpes-Maritimes), Amiens (Somme), Cergy-Pontoise et Enghien-les-Bains (Val-d’Oise), Châteaufort (Yvelines), Pantin et l’Île-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), Lans-en-Vercors (Isère).
D’autres sont en cours de création à Asnières, Gennevilliers, Antony, Fontenay-aux-Roses et Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine), Besançon (Doubs), Saint-Georges-d’Oléron (Charente-Maritime) et Montreuil (Seine-Saint-Denis).
Parallèlement, une fédération des coopératives alimentaires autogérées est en cours de création. Son objet est simplement de mettre en ligne le maximum d’informations sur les coopératives alimentaires existantes, ainsi que des conseils et des adresses utiles.

  • Diony-Coop, des coopératives alimentaires autogérées dans le 9-3, ou quelques conseils et informations qui vous permettront d’ouvrir une coopérative alimentaire dans votre ville, de Jean-Claude Richard, Éditions libertaires, 2018, 96 p., 9,50 €.



Vous avez aimé cet article ? Soutenez Reporterre.

Lire aussi : À Saint-Denis, l’Amap est anarchiste et ça marche très bien
Source et photos : Article transmis amicalement à Reporterre par Silence.

Grève : les agents de la Maison des solidarités ont été entendus

Source : La Dépêche

Rejoints par des collègues de tout le département, les agents ont investi la place de la Liberté et le rond-point de Buzon avant de rallier Auch./ Photo DDM, J.Roumégoux.
Rejoints par des collègues de tout le département, les agents ont investi la place de la Liberté et le rond-point de Buzon avant de rallier Auch./ Photo DDM, J.Roumégoux.

La scène a interpellé plus d'un automobiliste, hier matin, lorsque les gilets jaunes barrés d'un «en grève», ont pris position, dos à la chaussée, devant la Maison des solidarités (ex-Utas) de Condom. Après une rencontre peu satisfaisante, en début de semaine avec leur direction, les 28 agents des services sociaux du département ont en effet décidé de témoigner du malaise qui monte dans les services.
Une réalité que l'ensemble du personnel condomois a souhaité le premier dénoncer, soutenu dans sa démarche par des collègues venus de Fleurance, de Mirande ou encore d'Auch, qui rencontrent les mêmes difficultés. «La qualité des services se dégrade avec des postes sur lesquels il n'y a pas de remplacement. Déjà, il y a un mois de carence avant tout remplacement. Et on ne recrute pas», dénonce une employée de l'unité condomoise. «Du coup des rendez-vous ferment et il y a un mois de délai pour une première demande. Il n'y a plus de suivi possible alors que la détresse des gens augmente. On nous demande de ne prendre en compte que les urgences». Face à cet état de lieux, dans un bassin de vie condomois «où on cumule les problématiques sociales», les agents dénonçaient hier le fatalisme que leur opposerait leur direction face à la situation.

Une rencontre constructive

Après avoir investi la place de la Liberté et le rond-point du quai Buzon, de part et d'autre de la Maison des solidarités, durant toute la matinée, le personnel gréviste a été convié à une nouvelle rencontre, à la direction départementale du service en milieu de journée à Auch. Reçue par le directeur général des services, la délégation est ressortie satisfaite de la rencontre en fin de journée. «Nous avons obtenu des réponses satisfaisantes et avons donc décidé de suspendre la grève», confirmait hier soir Stéphane Léger, secrétaire Départemental Sud Solidaires. «Il a été pris en considération les problèmes qu'a fait naître sur certains cantons, notamment Cazaubon et Castéra-Verduzan, la sectorisation mise ne place il y a deux ans. Des renforts vont donc être étudiés. De même le demi-poste du secteur enfance à Condom devrait devenir un temps complet pour répondre à la problématique locale. Sur ces deux points, des réponses sont attendues pour la mi-octobre. Enfin, concernant les difficiles conditions de travail du personnel, la direction annonce le début de travaux d'isolation phonique pour début 2019».
J.R.

jeudi 20 septembre 2018

L’enfer du miracle allemand

Le modèle qui inspire Emmanuel Macron

Source : Le Monde Diplomatique

La population allemande, appelée aux urnes le 24 septembre, n’a jamais compté aussi peu de demandeurs d’emploi. Ni autant de précaires. Le démantèlement de la protection sociale au milieu des années 2000 a converti les chômeurs en travailleurs pauvres. Ces réformes inspirent la refonte du code du travail que le gouvernement français cherche à imposer par ordonnances.
 
JPEG - 132.6 ko

Bernd Arnold. – « Le Portail », de la série « Black East Wild West », 2009.
Les portails de la cathédrale de Cologne côté ouest sont le lieu du passage du laïque au sacré ; sur le gobelet, « begehrt » signifie « désiré ». © Bernd Arnold
Huit heures : le Jobcenter du quartier berlinois de Pankow vient à peine d’ouvrir ses grilles que déjà une quinzaine de personnes s’alignent devant le guichet d’accueil, enfermées chacune dans un cocon de silence anxieux. « Pourquoi je suis ici ? Parce que, si tu ne réponds pas à leurs convocations, ils te retirent le peu qu’ils te donnent, grommelle un quinquagénaire à voix basse. De toute façon, ils n’ont rien à proposer. À part peut-être un boulot de vendeur de caleçons à clous, qui sait. » L’allusion lui arrache un maigre sourire. Il y a un mois, une mère isolée de 36 ans, éducatrice au chômage, a reçu un courrier du Jobcenter de Pankow l’invitant, sous peine de sanctions, à postuler pour un emploi d’agente commerciale dans un sex-shop. « J’en ai vu de toutes les couleurs avec mon Jobcenter, mais, là, c’est le pompon », a réagi l’intéressée sur Internet, avant d’annoncer son intention de porter plainte pour abus de pouvoir.
À l’extérieur, sur le parking de la barre de logements sociaux, la « cellule de soutien mobile » du centre des chômeurs de Berlin est déjà à pied d’œuvre. Sur une table pliante installée devant le minibus de l’équipe, Mme Nora Freitag, 30 ans, dispose une pile de brochures intitulées « Comment défendre mes droits face au Jobcenter. » « Cette initiative a été montée en 2007 par l’Église protestante. Il y a beaucoup de détresse, beaucoup d’impuissance, aussi, devant ce monstre bureaucratique que les chômeurs perçoivent non sans raison comme une menace. »
Une dame, la soixantaine bien sonnée, s’approche d’un pas hésitant. Elle paraît affreusement gênée de s’afficher devant des inconnus. Sa retraite inférieure à 500 euros par mois ne lui suffisant pas pour vivre, elle touche un complément versé par son Jobcenter. Comme elle peine toujours à joindre les deux bouts, elle exerce depuis peu un emploi précaire à temps partiel (« minijob ») de femme de ménage dans un centre de soins, qui lui assure un salaire net mensuel de 340 euros. « Rendez-vous compte, dit-elle d’une petite voix affolée, la lettre du Jobcenter m’annonce que je ne lui ai pas déclaré mes revenus et que je dois rembourser 250 euros. Mais cet argent, je ne l’ai pas ! En plus, je les ai déclarés dès le premier jour, mes revenus, vous pensez bien. Il doit y avoir une erreur… » Un membre de l’équipe l’entraîne par le coude pour lui prodiguer ses conseils à l’écart : à qui adresser un recours, à quelle porte frapper pour porter plainte si le recours n’aboutit pas, etc. Parfois, le minibus sert de refuge pour traiter d’un problème à l’abri des regards. « C’est l’un des effets de Hartz IV, observe Mme Freitag. La stigmatisation des chômeurs est si prégnante que beaucoup éprouvent de la honte à seulement évoquer leur situation devant d’autres. »

Un des régimes les plus coercitifs d’Europe

Hartz IV : ce marquage social découle du processus de dérégulation du marché du travail, dit Agenda 2010, mis en place entre 2003 et 2005 par la coalition Parti social-démocrate (SPD) - Verts du chancelier Gerhard Schröder. Baptisé du nom de son concepteur, M. Peter Hartz, ancien directeur du personnel de Volkswagen, le quatrième et dernier volet de ces réformes fusionne les aides sociales et les indemnités des chômeurs de longue durée (sans emploi depuis plus d’un an) en une allocation forfaitaire unique, versée par le Jobcenter. Le montant étriqué de cette enveloppe — 409 euros par mois en 2017 pour une personne seule (1) — est censé motiver l’allocataire, rebaptisé « client », à trouver ou à reprendre au plus vite un emploi, aussi mal rémunéré et peu conforme à ses attentes ou à ses compétences soit-il. Son attribution est conditionnée à un régime de contrôle parmi les plus coercitifs d’Europe.
Fin 2016, le filet Hartz IV englobait près de 6 millions de personnes, dont 2,6 millions de chômeurs officiels, 1,7 million de non officiels sortis des statistiques par la trappe des « dispositifs d’activation » (formations, « coaching », jobs à 1 euro, minijobs, etc.) et 1,6 million d’enfants d’allocataires. Dans une société structurée par le culte du travail, elles sont souvent dépeintes comme un repoussoir ou une congrégation d’oisifs et parfois pis. En 2005, on pouvait lire dans une brochure du ministère de l’économie, préfacée par le ministre Wolfgang Clement (SPD) et intitulée « Priorité aux personnes honnêtes. Contre les abus, les fraudes et le self-service dans l’État social » : « Les biologistes s’accordent à utiliser le terme “parasites” pour désigner les organismes qui subviennent à leurs besoins alimentaires aux dépens d’autres êtres vivants. Bien entendu, il serait totalement déplacé d’étendre des notions issues du monde animal aux êtres humains. » Et, bien entendu, l’expression « parasite Hartz IV » fut abondamment reprise par la presse de caniveau, Bild en tête.
JPEG - 130.7 ko

© Bernd Arnold
La vie des allocataires est un sport de combat. Leur minimum vital ne leur permettant pas de s’acquitter d’un loyer, le Jobcenter prend celui-ci en charge, à la condition qu’il ne dépasse pas le plafond fixé par l’administration selon les zones géographiques. « Un tiers des personnes qui viennent nous voir le font pour des problèmes de logement, déclare Mme Freitag. Le plus souvent parce que l’envolée des loyers dans les grandes villes, notamment à Berlin, les a fait sortir des clous du Jobcenter. Elles doivent soit déménager, mais sans savoir où, car le marché locatif est saturé, soit régler la différence de leur poche en rognant sur leur budget alimentaire. » Sur les 500 000 « Hartz IV » vivant à Berlin, 40 % paieraient un loyer qui excède la limite réglementaire.
Le Jobcenter peut aussi débloquer au compte-gouttes des aides d’urgence. Cela lui confère un droit de regard qui s’apparente presque à un placement sous curatelle. Compte en banque, achats, déplacements, vie familiale ou même amoureuse : aucun aspect de la vie privée n’échappe à l’humiliant radar des contrôleurs. Les 408 agences du pays disposant d’une marge d’initiative, certaines débordent d’imagination. Fin 2016, par exemple, le Jobcenter de Stade, en Basse-Saxe, a adressé un questionnaire à une chômeuse célibataire enceinte la priant de divulguer l’identité et la date de naissance de ses partenaires sexuels (2).
Par sa philosophie, ce régime inquisitorial se trouvait déjà en germe dans le manifeste signé en juin 1999 par M. Schröder et son homologue britannique Anthony Blair. Les deux prophètes de la « social-démocratie moderne » y proclamaient la nécessité de « transformer le filet de sécurité des acquis sociaux en un tremplin vers la responsabilité individuelle ». Car, précisait ce texte intitulé « Europe : la troisième voie, le nouveau centre », « un travail à temps partiel ou un emploi faiblement rémunéré valent mieux que pas de travail du tout, parce qu’ils facilitent la transition du chômage vers l’emploi ». Un pauvre qui sue plutôt qu’un pauvre qui chôme : cette vérité de café du commerce a servi de matrice idéologique à la « césure sans doute la plus importante dans l’histoire de l’État social allemand depuis Bismarck », selon la formule de Christoph Butterwegge, chercheur en sciences sociales à l’université de Cologne (3).
En France, les lois Hartz constituent depuis douze ans une source inépuisable de ravissement dans les cercles patronaux, médiatiques et politiques. L’ode rituelle au « modèle allemand » a encore gagné en puissance depuis l’arrivée à l’Élysée de M. Emmanuel Macron, pour qui « l’Allemagne a formidablement réformé (4)  ». Un point de vue rarement contesté par les éditorialistes. « Le chancelier allemand Gerhard Schröder est passé en force pour imposer les réformes qui font la prospérité de son pays », a rappelé le directeur éditorial du Monde au lendemain de l’élection du candidat de la « start-up nation », pour l’exhorter à faire montre d’une poigne de fer dans ses propres réformes (5). L’économiste Pierre Cahuc, inspirateur avec Marc Ferracci et Philippe Aghion de la refonte du marché de l’emploi imaginée par M. Macron, salue lui aussi « l’exceptionnelle réussite de l’économie allemande ». Il estime que Hartz IV, non seulement « c’est mieux pour l’emploi », mais c’est préférable aussi pour diffuser la joie et la bonne humeur, puisque « les Allemands se déclarent de plus en plus satisfaits de leur situation, surtout les plus modestes, alors que la satisfaction des Français stagne » (6).
JPEG - 160.9 ko

© Bernd Arnold
Si « les plus modestes » parviennent encore à contenir leur allégresse dans les files d’attente des Jobcenters, il n’est pas contestable que les projets de M. Macron s’inspirent en ligne directe du « modèle allemand ». Notamment l’évidage du code du travail et le renforcement du contrôle des chômeurs, qui se verraient sanctionnés en cas de refus de deux propositions d’emploi successives. Nul n’a su mieux résumer l’esprit de Hartz IV que le président français lorsqu’il a expliqué le 3 juillet, devant le Parlement convoqué à Versailles, que « protéger les plus faibles, ce n’est pas les transformer en assistés permanents de l’État », mais leur donner les moyens de — et éventuellement les obliger à — « peser efficacement sur leur destin ». En une acrobatie verbale proche de celles effectuées naguère par les promoteurs de Hartz IV, il ajoutait : « Nous devons substituer à l’idée d’aide sociale (...) une vraie politique de l’inclusion de tous. » Pour M. Schröder, le mot d’ordre à l’encontre des pauvres était plus lapidaire : « Encourager et exiger »  fördern und fordern »).
D’ailleurs, M. Hartz ne s’y est pas trompé. En France, l’artisan des lois qui portent son nom continue de jouir d’une réputation flatteuse. En Allemagne, on n’a pas oublié sa condamnation, en 2007, à deux ans de prison avec sursis et à 500 000 euros d’amende pour avoir « acheté la paix sociale » chez Volkswagen en arrosant des membres du comité d’entreprise de pots-de-vin, de voyages sous les tropiques et de prestations de prostituées. De sorte que plus personne ne veut entendre parler de lui. Pour trouver un auditoire toujours disposé à l’applaudir, l’ex-directeur des ressources humaines se réfugie en France. Le Mouvement des entreprises de France (Medef) l’invite régulièrement, et M. François Hollande, qui l’a reçu lorsqu’il était président, aurait songé à l’inclure parmi ses conseillers (7). C’est désormais à M. Macron qu’il réserve ses oracles, par presse interposée (8).
M. Hartz n’a pourtant joué qu’un rôle de second plan dans l’avènement des réformes Schröder. Il a certes présidé la commission dont les travaux ont servi de socle aux réformes, mais c’est surtout la Fondation Bertelsmann qui a orchestré les opérations. L’œuvre « philanthropique » du groupe de médias et d’édition le plus influent d’Allemagne a été au cœur du processus d’élaboration de l’Agenda 2010 : financement d’expertises et de conférences, diffusion d’argumentaires auprès des journalistes, mise en réseau des « bonnes volontés ». « Sans le travail de préparation, d’accompagnement et d’après-vente déployé à tous les niveaux par la Fondation Bertelsmann, les propositions de la commission Hartz et leur traduction législative n’auraient jamais pu voir le jour », observe Helga Spindler, professeure en droit public à l’université de Duisburg (9). La fondation ira même jusqu’à convier les quinze membres de la commission à des voyages d’études dans cinq pays considérés comme avant-gardistes en matière de valorisation du stock de chômeurs : le Danemark, la Suisse, les Pays-Bas, l’Autriche et le Royaume-Uni (10).

Des emplois réguliers transformés en postes précaires

Le 16 août 2002, M. Hartz remet ses conclusions à M. Schröder sous la coupole de la cathédrale française de Berlin. C’est un « grand jour pour les chômeurs », exulte le chancelier, qui promet d’en remettre deux millions au travail d’ici deux ans. Lourd de 344 pages, le rapport de la commission comprend treize « modules d’innovation » rédigés dans un patois managérial à base d’« engleutsch » (mélange d’allemand et d’anglais) où fourmillent des expressions comme « controlling », « change management », « bridge system pour actifs âgés », « nouvelle corvéabilité et volontariat »... Le Jobcenter y est décrit comme un « service amélioré pour les clients ».
Entré en vigueur le 1er janvier 2005, le régime issu de cette antilangue vient s’imbriquer dans l’autre « paquet » de l’Agenda 2010, qui orchestre la dérégulation du marché du travail. Enfourner les chômeurs dans l’entonnoir salarial imposait de forger un large attirail d’outils à destination des employeurs : défiscalisation des bas salaires, lancement des minijobs à 400, puis 450 euros par mois, déplafonnement du recours au travail temporaire, subventions aux agences d’intérim faisant appel à des chômeurs de longue durée, etc. La fièvre de l’or s’empare des entrepreneurs, en particulier dans l’industrie des services. Ravitaillés en troupes fraîches par les Jobcenters, ils profitent de l’aubaine pour transformer des emplois réguliers en postes précaires — libre à ceux qui les occupent de faire à leur tour la queue au Jobcenter pour compléter leur petite paie. L’intérim explose, passant de 300 000 recrues en 2000 à près d’un million en 2016. Dans le même temps, la proportion des travailleurs pauvres — rémunérés au-dessous de 979 euros par mois — passe de 18 à 22 %. La création en 2015 du salaire minimum, fixé à 8,84 euros de l’heure en 2017, n’a guère inversé la tendance : 4,7 millions d’actifs survivent aujourd’hui encore avec un minijob plafonné à 450 euros par mois (11). L’Allemagne a converti ses chômeurs en nécessiteux.

Les enfants convoqués au Jobcenter

Hartz IV fonctionne à la manière d’un service du travail précaire obligatoire. Les menaces de sanctions qui pèsent sur le « client » le tiennent en permanence à la merci d’un guet-apens. M. Jürgen Köhler, un Berlinois de 63 ans, exerce en temps normal le métier de graphiste indépendant. Confronté à la concurrence de gros cabinets qui cassent les prix, il ne reçoit plus assez de commandes pour en vivre et s’est donc inscrit au Jobcenter. « Un jour, raconte-t-il devant un café, un courrier m’annonce que je dois me présenter le lundi et le mardi suivants à 4 heures du matin aux portes d’une agence d’intérim pour être affecté sur un chantier et toucher ma paie le soir même. Et que je dois me munir d’une paire de chaussures de sécurité. Évidemment, je ne possède pas ce genre d’équipement et je n’ai jamais travaillé dans le bâtiment. Commencer à mon âge ne me paraissait pas une bonne idée. » Les délais étant, comme souvent, trop brefs pour tenter un recours, M. Köhler n’a d’autre choix que de contester la mesure devant les tribunaux, en espérant que son affaire sera jugée avant que ne tombe le couperet de la sanction, qui risque d’amputer ses subsides de 10 %, 30 % ou même 100 %. Nul n’est à l’abri du hachoir, pas même les enfants d’allocataires Hartz IV âgés de 15 à 18 ans : en échange de leurs 311 euros mensuels versés au budget de la famille, et même s’ils vont encore à l’école, le Jobcenter peut les convoquer à tout moment pour leur « conseiller » de s’orienter vers tel ou tel secteur sous tension et leur couper les vivres s’ils ratent un rendez-vous. Effet pédagogique garanti sur l’adolescent qui porte déjà « Hartz IV » tatoué sur le front.
Membre du groupe des chômeurs de Ver.di, le syndicat unifié des services, M. Köhler a pu disposer d’un avocat gratuit et obtenir à temps une décision favorable. Tous n’ont pas cette chance. Près d’un million de sanctions ont été prononcées en 2016, avec une ponction moyenne de 108 euros par tête — un gain non négligeable pour l’Agence fédérale du travail, autorité de tutelle des Jobcenters. La même année, ces derniers ont fait l’objet de 121 000 plaintes, rejetées dans 60 % des cas. « Les sanctions vous tombent dessus pour des motifs si absurdes qu’on a des chances de gagner si l’on s’y prend bien, explique M. Köhler. Mais la majorité des chômeurs ne sont pas informés de leurs droits et se défendent mal ; la plupart ne se défendent même pas du tout. »
Il n’en a pas toujours été ainsi. En 2003 et 2004, des dizaines de milliers de chômeurs et de salariés défilaient spontanément chaque lundi dans plusieurs villes d’Allemagne pour faire barrage aux réformes Schröder. Implanté surtout dans l’Est, où ses slogans faisaient ouvertement référence aux « manifestations du lundi » de l’automne 1989 contre le pouvoir, le mouvement avait rapidement essaimé dans l’Ouest, prenant au dépourvu les appareils syndicaux, peu enclins à lui emboîter le pas. « Les syndicats ont beaucoup tergiversé, admet M. Ralf Krämer, secrétaire fédéral de Ver.di chargé des questions économiques. Leur position était d’autant plus ambiguë que deux de leurs représentants avaient participé à la commission Hartz, l’un du DGB [Confédération allemande des syndicats], l’autre de chez nous. » Outre les deux syndicalistes, la commission Hartz comprenait deux élus, deux universitaires, un haut fonctionnaire et sept « top managers », dont ceux de la Deutsche Bank, du groupe chimique BASF et du cabinet de conseil McKinsey. « Le mouvement syndical en Allemagne est traditionnellement proche du SPD, poursuit M. Krämer. À l’évidence, les réformes Schröder n’ont pu s’imposer que parce que le gouvernement était social-démocrate, sans quoi la résistance aurait été beaucoup plus forte. »
JPEG - 97.1 ko

© Bernd Arnold
En novembre 2003, à la stupéfaction générale, une manifestation organisée hors des appareils syndicaux rassemble cent mille personnes à Berlin. « De nombreux syndicalistes étaient présents, dont moi-même, car chez Ver.di la base avait compris que ces réformes ne visaient qu’à favoriser le marché des bas salaires, poursuit M. Krämer. Mais la direction du DGB a traîné les pieds. » Cinq mois plus tard, de nouvelles manifestations à Berlin, Stuttgart et Cologne font descendre dans la rue un demi-million d’opposants : du jamais-vu dans le pays depuis l’après-guerre. Cette fois, les directions syndicales défilent en tête de cortège. « On aurait peut-être pu gagner si la dynamique s’était poursuivie, déplore M. Krämer. Mais le DGB a eu peur de perdre le contrôle et s’est abstenu d’appeler à d’autres mobilisations. Les “manifestations du lundi” se sont retrouvées isolées, et le mouvement s’est éteint. On a raté une occasion historique. Il faut dire que la confrontation ne fait pas partie de la culture syndicale allemande. Ce n’est pas dans nos usages de contester les décisions d’un gouvernement démocratiquement élu, bien que, à titre personnel, je le regrette. »
Curieusement, cet échec n’a pas incité les syndicats à réfléchir à un changement de stratégie. Chez Ver.di pas plus qu’au DGB — dont Ver.di fait partie, mais où les syndicats de la métallurgie et de la chimie sont en position de force — les dirigeants n’ont jugé utile d’ouvrir un débat sur l’illégalité des grèves « politiques », cette curiosité du droit allemand qui interdit aux syndicats d’appeler au débrayage contre des lois jugées néfastes aux intérêts des salariés. « Grève générale » ? L’expression provoque un haussement de sourcils chez M. Mehrdad Payandeh, membre du comité directeur fédéral du DGB, chargé des questions économiques. « Pour nous, une grève n’a de sens que si nous échouons à négocier des augmentations de salaire dans les secteurs où nous sommes représentés. Cela arrive rarement. Notre légitimité, ce sont nos adhérents, pas la rue. On n’est pas comme ces pays du Sud où les gens font grève pour trois fois rien ! »
À sa manière volubile et chaleureuse, M. Payandeh incarne assez bien la culture syndicale décrite par M. Krämer. L’homme du DGB prête davantage d’attention aux patrons qu’il connaît et dont il loue la « capacité à coopérer avec les syndicats », qu’aux chômeurs Hartz IV ou aux forçats du travail précaire, relégués hors de son périmètre. « Bien sûr que je suis contre les sanctions Hartz IV et la précarité, se récrie-t-il. Mais les lois votées par le Bundestag ne sont pas de notre ressort. Le but, pour nous, c’est de défendre nos salariés dans les accords de branche. » À ceci près que de tels accords n’existent guère que dans les secteurs de la métallurgie et de la chimie, à l’ombre desquels la toute-puissante industrie des services absorbe une main-d’œuvre de plus en plus corvéable et de moins en moins protégée.
Les luttes contre les lois Hartz n’en ont pas moins laissé une trace profonde dans le pays. Elles ont considérablement affaibli le SPD, toujours chancelant après la saignée des quelque 200 000 adhérents qui ont pris le large depuis 2003. Mais elles ont aussi remodelé le paysage politique en poussant une partie des dissidents du parti de M. Schröder à fusionner en 2005 avec les néocommunistes du Parti du socialisme démocratique (PDS) pour créer Die Linke (La Gauche), aujourd’hui seule formation représentée au Bundestag à plaider pour l’abrogation des lois Hartz. Elles ont aussi forgé un vaste réseau de groupes de chômeurs résolus à se faire entendre par des actions d’entraide et d’autodéfense — à l’image du collectif Basta, implanté dans le quartier populaire de Wedding, à Berlin, qui organise régulièrement des visites pugnaces dans les Jobcenters de la capitale.

« Pour nous, la France était exemplaire »

À l’heure où, en France, on s’interroge sur la possibilité de faire obstacle aux ardeurs réformatrices de M. Macron, de nombreux syndicalistes allemands retiennent leur souffle. « Les réformes Macron nous inquiètent énormément, car elles risquent de tirer les salaires vers le bas et de faire tache d’huile chez nous », lâche M. Dierk Hirschel, un dirigeant de Ver.di. « Pour nous, la France était exemplaire à bien des égards, ajoute son collègue Ralf Krämer. L’évolution actuelle nous paraît tragique. On espère que les syndicats français ne répéteront pas nos erreurs et sauront se montrer plus offensifs que nous ne l’avons été. »
Olivier Cyran
Journaliste. Coauteur avec Julien Brygo de Boulots de merde ! Du cireur au trader, enquête sur l’utilité et la nuisance sociales des métiers, La Découverte, Paris, 2016.
(1L’allocation chute à 368 euros pour un individu vivant en couple avec un autre « Hartz IV ». S’y s’ajoutent 237 euros pour un enfant de 0 à 6 ans, 291 euros pour un enfant de 7 à 14 ans et 311 euros pour un adolescent de 15 à 18 ans.
(3Christoph Butterwegge, Hartz IV und die Folgen. Auf dem Weg in eine andere Republik ?, Beltz Juventa, Weinheim, 2015.
(4« Macron : “Je veux conforter la confiance des Français et des investisseurs” », Ouest-France, Rennes, 13 juillet 2017.
(5Arnaud Leparmentier, « Les cent jours de Macron seront décisifs », Le Monde, 10 mai 2017.
(6Sophie Fay, « Macron va-t-il faire du Schröder à la française ? », L’Obs, Paris, 13 mai 2017. À propos de Pierre Cahuc, lire Hélène Richard, « Théorème de la soumission », Le Monde diplomatique, octobre 2016.
(7« L’ancien DRH de Gerhard Schröder ne conseillera pas Hollande », Le Monde, 28 janvier 2014.
(8« Peter Hartz : lettre à Emmanuel Macron », Le Point, Paris, 21 juin 2017.
(9Helga Spindler, « War die Hartz-Reform auch ein Bertelsmann-Projekt ? », dans Jens Wernicke et Torsten Bultmann (sous la dir. de), Netzwerk der Macht — Bertelsmann. Der medial-politische Komplex aus Gütersloh, BdWi, Marbourg, 2007.
(10Cf. Thomas Schuler, Bertelsmann Republik Deutschland. Eine Stiftung macht Politik, Campus, Francfort, 2010.
(11Sources : Agence fédérale du travail ; rapport de l’Institut des sciences économiques et sociales (WSI) n° 36, juillet 2017.
Lire aussi le courrier des lecteurs dans notre édition d’octobre 2017.