vendredi 11 octobre 2013

Un autre monde est en marche - démultiplions nos coopérations


A la suite d’Alternatiba, forum sur la justice climatique organisé à Bayonne par le mouvement BIZI ("la vie" en basque) les 5 et 6 octobre, forum qui a réuni une centaine d"associations et collectifs au moment où le GIEC rendait son rapport sur le climat, Alternatiba appelle maintenant à la multiplication des villages d’alternatives un peu partout en Europe. (http://cnrmidipyrenees.blogspot.fr/2013/10/alternatiba-appelle-multiplier-les.html)

Mais déjà, des initiatives similaires existent et se multiplient un peu partout en France et ailleurs depuis plusieurs années maintenant.
Nous les relayons et les relaierons pour autant que nous en avons sur le nouveau* Blog contributif et coopératif du CnR en Midi Pyrénées et ailleurs….
( http://cnrmidipyrenees.blogspot.fr/ ).
* Nous avons du changer notre adresse du fait d’un piratage du site en début d’année. Nous  totalisions 7000 visites par mois l’été dernier. Merci de nous adresser vos info et de diffuser l’adresse dans vos réseaux et blogs.


En 2005, un formidable élan populaire était né des mouvements d’opposition au Traité Constitutionnel Européen. Un  autre monde s’avérait indispensable !

Vous vous souvenez ?
Le traité qui voulait sacraliser « la concurrence libre et non faussée », inscrire la doctrine libérale dans le marbre de ce qui devait nous servir de Constitution européenne !  
Vous savez le traité constitutionnel  refusé en France notamment et ailleurs par référendum et dont les principales dispositions sont, par différents tours de passe passe de nos dirigeants de droite et de gauche, toutefois appliquées en Europe. (Voir traité de Lisbonne, Directive Bolkestein ….)
La mobilisation qui s’est constituée autour du NON à ce traité était à contre courant de l’ensemble de la presse nationale, de la classe politique de droite et de gauche confondue et de la plupart des organisations politiques et syndicales existantes encore trop conservatrices dans leur analyse de la situation et trop attachée à préserver leur organisation et leurs places au détriment de l’intérêt du Peuple.

De nombreux collectifs locaux se sont constitués, regroupant des personnes militantes ou pas, encartés ou pas dans des organisations politiques ou syndicales dont ils devenaient de fait dissidents.
2 organisations politiques de gauche ont bien essayé de récupérer cette formidable dynamique par 2 fois ébranlée en début de campagne électorale présidentielle (2006 / 2007) dans laquelle les collectifs s’étaient lancé.

Un autre monde devenait alors possible (en France notamment) 2 ans plus tôt que le « Yes we can ! » d’Obahma   aux Etats-Unis .

 En fin d’année 2006, 400 personnes étaient rassemblées à Toulouse dans l’amphi 8 de la fac du Mirail à Toulouse pour lancer le début d’une campagne électorale citoyenne pour construire une alternative politique collective au capitalisme et à l’avènement du libéralisme.

La campagne a donné lieu a la constitution de réseaux locaux de citoyens, de collectifs et d’associations impliquées dans l’écologie, le social …les 2 fers de lance de la campagne. L’alternative devenait possible.
D'autres reprenaient même l'analyse, par calcul, par convictions ?

  Au bout du compte c’est une droite sécuritaire et libérale qui a remporté le suffrage et
N. Sarkozy  a accédé à la présidence de la république avec la politique qu’on connait.
Force est de constater aujourd’hui que la volonté même si elle est le point de départ indispensable au changement ne suffit pas.

En 2007 en France, un mouvement politique alternatif naissait...

Après les élections, cette mobilisation s’est diversifiée, parfois divisée, les uns pour avoir cru qu’ils pourraient élire leurs représentants et d’autres pour croire encore aujourd’hui qu’ils pouvaient « faire la révolution » tous seuls dans leur coin.
Elle s’est alors transformée, tirant des enseignements de leur engagement récent, avec la volonté de toujours garder réunis la pensée de l'agir, d’initier et de soutenir les transformations sociales « ici et maintenant », source d'émancipation individuelle et collectives, s’inspirant ainsi des dynamiques populaires d’Amérique du sud, puisant leurs énergies dans les  éditions successives des forums sociaux se déroulant sur la planète, ce depuis  Porto Alegre au Mexique en 2001, le premier.

Le “Just do it !” devait logiquement suivre le "Yes we can!" d'Obahma ou autrement dit, l'espoir devait laisser place aux fabriques,aux ateliers, aux alternatives ! 

Suivant le dernier article du préambule de la constitution de 1793 aujourd'hui abrogé l'Article 35. - "Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.", un véritable mouvement révolutionnaire citoyen se met alors en marche !

Une révolution privilégiant le recours à la non violence de Gandhi, une révolution qui s'organise  pour mener ses actions néanmoins directes, contre ou plutôt  pour, une Révolution privilégiant « les petits matins » aux Grands Soirs Promis, une Révolution privilégiant une évolution sur soi, un autre savoir être, participatif, autogestionnaire, émancipateur… sans étendard ni triomphalisme non plus, privilégiant ainsi la prise de conscience à la  propagande de masse, suivant une pédagogie des opprimés chère à Paolo Freire, utilisant les théatres forums, les actions subversives de désobéissance civile s'organisait....
Révolutionnaire du fait simplement que tous s'accordent pour dire que le "mieux être social", "le bien vivre" s'accompagne d'alternatives écologiques et sociales à cette société qui manque fondamentalement d'avenir... Cette transformation sociale nécessite de fait des changements de paradigmes fondamentaux.

Nous verrons d’ailleurs fleurir le slogan Rêv(e)olution dans les mobilisations qui suivront et accompagneront l’ère Sarkozy.

L’été 2008, des citoyens ont décidé pour répondre à l’appel des anciens résistants de réactiver le CNR pour établir des réseaux de résistance et mener une résistance créatrice d’une alternative politique. Le réseau prendra le nom de CnR avec un petit N pour ne pas l'assimiler à quelque action nationaliste que ce soit.
Il s’agit de répondre ainsi à l'appel des résistants "Résister, c'est créer.Créer, c'est résister." en organisant des fabriques d'alternatives, une résistance créatrice d’alternatives à cette société et les maux qui sont identifiés et combattus aussi par ailleurs, de manière assez éparpillée toutefois.
Le CnR 2008 comptait 72 correspondants sur l’ensemble du territoire national et ironie du sort, un correspondant à Londres.

Reprenant les anciens schémas que nous jugions pourtant obsolètes, nous  acceptons au départ de mobiliser autour de l'idée d'une Grève Générale que nous avons initié le 10 novembre 2008 par une journée d’action nationale. Une action appelant la population à descendre dans la rue, se rencontrer, prendre la rue, se l'approprier, en faire un lieu de partage, de convivialité, de musique, d'expression politique au sens vraiment large du terme.

A Toulouse nous avons appelé à reprendre possession du débat public, spolié par nos politiques aux ordres des financiers et autres puissants de ce monde. Nous avons appelé également à la réappropriation de l’espace public déshumanisé par les politiques sécuritaires du début du 21 ème siècle. (Loi de Sécurité Intérieure, LOPPSI, loi de prévention de la délinquance…..)
Nous étions une centaine de "têtes de réseaux" sur la place du Capitole, venant de plusieurs département de  Midi Pyrénées à nous rassembler sans autorisation préalable autour d’une soupe populaire contributive que nous rebaptiserons plus tard lors d'une autre assemblée populaire « Potion magique de résistance ».

Suite à cette belle journée,  la grève générale n’a pas eu lieu.

S'en sont suivies des   mobilisations syndicales en janvier 2009 où nous entendions pointer de nombreux appels à la résistance,. Certain-e-s dans le pays et ailleurs, rentraient en résistance.

Aujourd’hui, la politique se réduit au sauvetage de l'appareil,à celui du siège d'un tel ou telle,  la politique se transforme d'abord sous Raffarin en bonne gestion de l'existant, peu à peu les droite et la gauche se confondent. Le rêve de démocratie sociale d’après guerre, "Les jours heureux",  s’évanouit progressivement sous les assauts de la finance et des lobbies du monde dominant.

Les forums et agora se transformèrent peu à peu, ce depuis 3 ans maintenant en atelier, fabriques de résistances et d’alternatives. Ces initiatives ne se coordonnent pas encore mais au fur et à mesure des rencontres, des coopérations se développent.

Un autre tissu social était en train de se tisser
En Midi Pyrénées, le festival Rues d’été de Graulhet dans le tarn dans son édition 2010, intègre un village citoyen à sa programmation festive. Ce village temporaire regroupe divers collectifs autour de 5 thématiques dans le but de construire des coopérations. L’initiative va évoluer l’année d’après pour réaliser une véritable fabrique de résistance, terme repris dans la FAITES DE LA RESISTANCE réalisée 2 ans plus tard, l’été 2012.

A Toulouse, lors des manifestations contre la réforme des retraites Sarkozy, des assemblées populaires autonomes viennent conclure les manifestations syndicales pour ouvrir sur des espaces de possible, de co construction de projets et d’alternatives. Ces assemblées populaires deviendront ensuite des ateliers populaires.

Par ailleurs, des actions directes non violentes se multiplient pour le logement  avec le CREA, le GPS, le DAL et le foisonnement de squats qui s'ouvrent sur le quartier en ville sur le village un peu plus loin à la campagne, ce jusqu’à constituer potentiellement une  alternative aux demandes et besoins non honorées par les dispositifs institutionnels en panne !

Les alternatives semblent peu à peu et maintenant  s’articuler autour de la construction de projets politiques alternatifs.

Ainsi en 2013 nait la Coopérative Intégrale Toulousaine édifiée sur le modèle de la Coopérative Intégrale Catalane qui fonctionne elle depuis 2010 et regroupe plus de 10000 personnes.

Par ailleurs, cette année nous voyons fleurir des villages d’alternatives anticipant ainsi l’appel que  lance Bizi : Alternatiba

C’est ainsi qu’un forum ouvert des initiatives à Toulouse dont la  2 è rencontre s’est déroulé le 21 septembre 2013 à Arnaud Bernard et envisage de se réunir tous les mois pour constituer un véritable atelier permanent forme d'un atelier-forum : nous alternerons de façon dynamique entre assemblée et groupes par thèmes (Voir article http://cnrmidipyrenees.blogspot.fr/2013/09/2e-forum-ouvert-des-initiatives-toulouse.html)
Le WE des 5 et 6 octobre 2013 s’est tenu notamment à Ramonville, le village des petits projets utiles (face au Grands Projets jugés Inutiles comme celui de Sivens un an plus tard), initiative relayée sur le blog du CnR ici : http://cnrmidipyrenees.blogspot.fr/2013/10/le-village-des-petits-projets-utiles.html
 
Le WE de 10 11 12 et 13 octobre à Montbrun s'e déroulé "la Faite du partage"., encore fabrique d'alternatives...http://cnrmidipyrenees.blogspot.fr/2013/10/faite-du-partage-montbrun-bocage-09-ce.html

Progressivement une nouvelle façon de faire de la politique émerge? concrètement, inscrite dans la réalité, toute proche, palpable et qui a un ressort direct sur le quotidien. Une façon plus directe de gouvernance, l’autogestion comme moyen d’émancipation des individuEs et des Peuples, un mouvement soucieux d’agir "ici et maintenant" se met en marche.

Multiplions les initiatives et faisons par nos coopérations qu’un autre "liant social" se tisse entre nous et entre les peuples un liant plus humain, plus respectueux des humains et de la Terre mère.

 Comme le disait St Exupéry, "on n'hérite pas la terre de nos ancêtres, on l'emprunte à nos enfants" tirant lui même cette phrase d'un proverbe amérindien

Ensemble construisons l’alternative politique pour en terminer avec l’alternance et éviter ainsi à force de trahisons et de déceptions de nous retrouver Front contre Front.

REPONDONS ENSEMBLE à l’ appel international pour construire la Révolution Intégrale. 

AGORA de novembre 2014 - Coopérative Intégrale Toulousaine 

 

Relevé des décisions collectives

  1. En raison de l'expérience actuelle de la CIT, Il y aura pendant chaque Agora un espace-temps dédié à prendre des décisions liées uniquement aux communs de la CIT sur la base du consensus de toutes les personnes présentes. Ce fonctionnement pourra évoluer.
  2. Les décisions prises pendant ce temps sont publiées sur cette page (http://cooperative-integrale-toulouse.org/decisions), qui ne peut être modifiée que de cette facon.
  3. Le "comité d'animation" tel qu'il a été pratiqué jusqu'à présent est dissout.
  4. L'agora peut mandater des comités composées de personnes volontaires selon les priorités que l'espace décisionnaire de l'Agora trouvera nécessaires. De tels groupes de personnes sont voués à se dissoudre une fois que l'action pour laquelle ils se sont crées sera accomplie.
  5. La préparation de l'Agora constitute une mission permanente à réaliser.
  6. La prochaine Agora a lieu le 31 janvier 2015 et est organisée par Max et Pascal.
  7. L'Agora mandate un comité éditorial pour prendre les décisions concernant la publication d'articles sur le site "http://cooperative-integrale-toulouse.org" ainsi que le contenu en ligne sur l'Écoréseau. C'est un service commun de la CIT. Les décisions y sont prises au consensus.Les personnes qui souhaitent en faire partie se présentent lors d'une Agora qui valide les candidatures. L'Agora peut révoquer les membres avec lesquel-les elle ne serait pas d'accord.
  8. Le comité éditorial lit les travaux et distribue à des pairs rélect.eurs.rice.s de son choix qui emmetent un avis favorable ou défavorable sur le texte en question, en le justifiant et en suggérant éventuellement les modifications nécessaires. Les textes sont anonymisés et font des allers-retours jusqu'à acceptation ou refus.
  9. Carlos, Zulu et Émilie sont nommés pour faire partie du comité éditorial.
  10. Seul-e-s les membres du comité éditorial ont les mots de passe pour éditer le contenu du site.
  11. La CIT rejoint le réseau des coopératives intégrales francophones.

    NOVEMBRE 2014 : 

    Création et animation d'un Réseau de Coopératives Intégrales francophones. 

     

     - 2015 : Mars 

    En ce moment, Une grève sévit à Radio France : 

    [...] Depuis l’annonce à l’automne dernier d’une dette qu’il faudrait éponger, la révolte gronde dans les couloirs de la maison ronde. En effet, les comptes sont dans le rouge à la suite de la baisse de la subvention d’État issue de la redevance télé, et à un chantier de rénovation dont le coût ne cesse de se multiplier au fil des années.
    Pour « faire des économies », le big boss Mathieu Gallet veut virer des gens...
     

    Lire la suite ici. De la grève des ondes

     

     En avril,

    - LE 9 AVRIL : APPEL A LA GRÈVE LANCE PAR PLUSIEURS CENTRALES SYNDICALES CONTRE LES POLITIQUES D'AUSTERITE  DICTÉES PAR BRUXELLES.

     

      - Les Chantiers d'Espoir

     "Chantiers" parce que nous voulons construire une alternative. "Espoirs" parce que nous sommes convaincus, chacune et chacun, forts de la diversité de nos engagements et points de vue, que cette alternative est possible.

    Cet appel et le processus qu'il initie sont nés de l'urgence de reconstruire une perspective commune face aux inégalités qui explosent ....  

    Lire la suite ici : Les chantiers espoir

     et RV le 11 avril 2015

     

    - Les 25 et 26 Avril 2015 : Le Printemps de Sivens :  

    Un grand rassemblement populaire, convivial et autogéré....

     

    Face à la répression :

    Espagne: vague de perquises et d’expulsions pendant l’opération Piñata. Au moins 28 arrestations !

      Des appels fleurissent :

    Les peuples unis ne seront jamais vaincus !

    Déclaration de l’Assemblée des mouvements sociaux 
    Forum social mondial 2015 
    Tunis 27 mars

    Nous, réuni-e-s lors de l’Assemblée des mouvements sociaux du Forum social mondial 2015 à Tunis, avec notre diversité, pour construire un agenda commun de luttes contre le capitalisme, l’impérialisme, le patriarcat, le racisme et toutes les formes de discrimination et d’oppression.

    Nous avons construit une histoire et un travail commun qui a permis des avancées, avec l’espoir de réaliser la victoire contre le système dominant et concrétiser plusieurs alternatives pour un développement socialement juste et respectueux de la nature.
      
    Les peuples du monde entier subissent aujourd’hui l’aggravation d’une crise profonde du capitalisme dans laquelle les sociétés privées transnationales, les banques, les conglomérats médiatiques, les institutions financières internationales cherchent à accroître leurs profits au prix d’une politique interventionniste et néo-colonialiste, avec la complicité des gouvernements libéraux.

    Guerres, occupations militaires, traités néo-libéraux de libre-échange (Transatlantique, transpacifique, ALECA, UE-MERCOSUR, APE, MERCOSUR-Israël et différents traités bilatéraux)  et politiques d’austérité se voient traduits en paquets économiques qui privatisent les biens communs et les services publics, baissent les salaires, violent les droits, augmentent le chômage, la précarité et la surcharge des femmes dans le travail de soins et détruisent la nature.

    Ces politiques néolibérales affectent lourdement à la fois les pays du Sud et les pays du Nord, augmentent les migrations, les déplacements forcés, les délogements, l’endettement et les inégalités sociales. Elles renforcent le conservatisme et le contrôle sur le corps et la vie des femmes.  Elles nous imposent "l’économie verte" comme fausse solution à la crise environnementale et alimentaire, ce qui non seulement aggrave le problème, mais débouche sur la marchandisation, la privatisation et la financiarisation de la vie et de la nature.  
      
    Nous affirmons que les peuples ne sont pas responsables de cette crise [.../...]

     

     

    Déclaration du Forum International sur l’Agroécologie

      Nous sommes des délégué(e)s représentant diverses organisations et mouvements internationaux de petits producteurs d’aliments et de consommateurs, comprenant des paysans, des communautés et peuples autochtones (y compris des chasseurs et des cueilleurs), des agriculteurs familiaux, des travailleurs ruraux, des éleveurs et pasteurs, des artisans-pêcheurs et des urbains. Ensemble, les divers secteurs que représentent nos organisations produisent près de 70 % des aliments consommés par l’humanité ; ils constituent à ce titre les premiers investisseurs dans l’agriculture au niveau mondial et les principaux pourvoyeurs d’emplois et de moyens d’existence de par le monde.
    Du 24 au 27 février 2015, nous nous sommes réuni(e)s dans le Centre Nyéléni, à Sélingué (Mali), pour développer une compréhension commune et partagée de l’agroécologie comme élément clé de la construction de la Souveraineté Alimentaire [...] Lire la suite ici.

      

    Soutenez le projet pour la Grèce "De peuple à peuple"


    Une initiative en cours pour ouvrir les alternatives politiques en Europe dans le moment critique que nous traversons
    Le peuple Grec a voté. Il a dit non à la politique oppressive de la BCE, d'autres institutions et des États européens. Le gouvernement qu'il s'est choisi tente de se libérer du fardeau destructeur de la dette pour que le tissu social blessé puisse se reconstituer. Les citoyens grecs construisent de nouvelles solidarités. Face à ce renouveau, les pouvoirs européens ont réagi avec brutalité et mépris. Cette brutalité vise à bloquer les possibilités d'alternatives progressistes dans tous les pays européens.
    C’est de peuple à peuple que nous souhaitons soutenir les grecs...[.../...] Lire la suite ici.


    Face à la répression pour nous soumettre à l'austérité, Démultiplions nos coopérations !

    Partageons nos informations

    Participons aux divers RVs qui fleurissent le Printemps et construisons ensemble l'alternative populaire,

    sociale et écologiste.

    Un autre monde est en marche, démultiplions nos coopérations. 



    Frédéric Font, correspondant du CnR 31

    écrit le 11 octobre 2013 et réactualisé périodiquement depuis.

     

     

    L'actu de la Résistance en Midi Pyrénées et ailleurs...c'est ici.

LAMPEDUSA : CE QUE NOUS DISENT LES GOUFFRES

Toute horreur crée son gouffre
ainsi celle de la Traite à nègres qui fit de l'Atlantique 
le plus grand oublié des cimetières du monde
(crânes et boulets relient les îles entre elles 
et les amarrent aux tragédies du continent)

Le gouffre chante contre l'oubli 
en roulis des marées 
en mots de sel pour Glissant pour Walcott et pour Kamau Brathwaite
(fascine des siècles dans l'infini de ce présent où tout reste possible)

Celui de l'Atlantique s'est éveillé
clameurs en méditerranée !  
l'absurde des richesses solitaires
les guerres économiques
les tranchées du profit
les meutes et les sectes d'actionnaires
agences-sécurité et agences-frontières
radars et barbelés
et la folie des murs qui damnent ceux qu'ils protègent

chaussures neuves et crânes jeunes font exploser les vieilles concentrations !

les gouffres appelle le monde
les gouffres appellent au monde

l'assise ouverte
les vents qui donnent l'humain
l'humain qui va au vent
les aventures des peurs et des désirs
la seule richesse des expériences menées à la rencontre
les solidarités qui se construisent et qui construisent
les coopérations qui ouvrent et qui assemblent
et le suc et le sel de l'accueil qui ose

L'enfant a eu raison de mettre ses chaussures neuves
ce qu'il arpente au delà de nos hontes
c'est le tranchant des gouffres génériques 
qui signalent sous l'horreur 
et qui fixent sans paupières
l'autre possible ouvert du meilleur de nous

en ombres en foudres en aubes
les gouffres enseignent longtemps

(toute douleur est apprendre et ce chant est connaître)

chant partagé d'une même planète.


Patrick CHAMOISEAU

Les mots sont importants

La lettre d'information du site (http://lmsi.net).
Cette lettre recense les articles et les brèves publiés depuis 7 jours.

 Pour une sociologie de l’islamophobie 
par  Abdellali Hajjat, Marwan Mohammed
- 3 octobre 2013



Alors que l’hostilité à l’encontre des musulmans se traduit presque
quotidiennement par des discours stigmatisants, des pratiques
discriminatoires ou des agressions physiques, le livre d’Abdellali Hajjat
et Marwan Mohammed, Islamophobie, constitue une oeuvre salutaire : il
explique comment l’islam a peu à peu été construit comme un «
problème » et comment l’islamophobie est devenue l’arme favorite
d’un racisme qui ne dit pas son nom. Ce livre présente ainsi au grand
public, pour la première fois, un bilan (...)

-> http://lmsi.net/Pour-une-sociologie-de-l

L'Europe au miroir des Roms (Cinquième partie)
par  Cette France-là
- 3 octobre 2013



À l’heure où Manuel Valls poursuit la politique de « démantèlement
des camps de roms » de ses prédecesseurs Hortefeux et Guéant, il nous a
paru utile de publier le chapitre édifiant qu’a consacré le collectif
Cette France-là à la discrimination et à la violence étatique que
subissent, en France de manière particulièrement spectaculaire et
brutale, mais plus largement dans toute la « Communauté européenne »,
des populations qu’en bonne logique, on accuse en même temps de tous les
maux. Partie précédente : « (...)

-> http://lmsi.net/L-Europe-au-miroir-des-Roms,1101


L’Europe au miroir des Roms (Quatrième partie)
par  Cette France-là
- 3 octobre 2013



À l’heure où Manuel Valls poursuit la politique de « démantèlement
des camps de roms » de ses prédecesseurs Hortefeux et Guéant, il nous a
paru utile de publier le chapitre édifiant qu’a consacré le collectif
Cette France-là à la discrimination et à la violence étatique que
subissent, en France de manière particulièrement spectaculaire et
brutale, mais plus largement dans toute la « Communauté européenne »,
des populations qu’en bonne logique, on accuse en même temps de tous les
maux. Partie précédente : (...)

-> http://lmsi.net/L-Europe-au-miroir-des-Roms,1100

“Les Roms ont dû intégrer la mobilité, pour s'adapter au rejet”

 ENTRETIEN |
Les débats médiatiques et les faits le prouvent : on assiste à une montée des discriminations et de la xénophobie contre les Roms. Le sociologue Jean-Pierre Liégeois décrypte les politiques de la France et de l'Europe à leur égard.
 
Le08/10/2013 à 17h01-Mis à jour le 10/10/2013 à 09h33
Propos recueillis par Weronika Zarachowicz
 
 Evacuation
          de roms de la friche Kuhlmann à Wattrelos...
Evacuation de roms de la friche Kuhlmann à Wattrelos (Roubaix) le 27 septembre 2013. © Ludovic Maillard / MAXPPP
Jean-Pierre Liégeois, sociologue, a fondé en 1979 et dirigé jusqu'en 2003 le Centre de recherches tsiganes de l’Université de Paris Descartes (Paris-V). Depuis 1982, il travaille en étroite collaboration avec le Conseil de l’Europe et la Commission européenne. Il est membre élu du Conseil scientifique duRéseau universitaire européen d'études romani(Conseil de l'Europe et Union européenne) formé actuellement de près de trois cent cinquante chercheurs de trente-sept Etats.
Parmi ses derniers ouvrages :Roms et Tsiganes, dans la Collection Repères (Editions La Découverte, 2009),Roms en Europe, Editions du Conseil de l'Europe, 2007,Le Conseil de l'Europe et les Roms: 40 ans d'action, Editions du Conseil de l'Europe, 2010.
 
Les Roms sont à nouveau sur le devant de la scène politico-médiatique. Et pourtant on en sait toujours aussi peu sur eux, leur histoire, leurs communautés ... Pourquoi ?
Dès que les discours abordent la question des Roms, on est en pleine confusion. Le résultat est qu'on dit tout et son contraire. Dans ces conditions, les propositions faites par les politiques ont peu de chances d'être adaptées, car elle portent sur des présupposés loin de la réalité. A l'analyse de ces discours, on en apprend plus sur ceux qui les prononcent que sur ceux qui en sont l'objet.
Les Roms ne sont pas inconnus, mais méconnus, et l’image qu’on s’en fait passe par des représentations sociales, préjugés et stéréotypes, très difficiles à modifier. Dès l’arrivée de familles dans l’Europe du XIVe et XVe siècles, commencent à se construire des images fondées sur des a priori, sur le fait qu’on ignore l’origine de ces familles, donc on l’invente. On est dans l’imaginaire, et au fil des siècles s’est constitué un réservoir de représentations dans lequel il suffit de puiser pour aller chercher les éléments dont on a besoin, pour justifier une attitude de rejet, un comportement discriminatoire, y compris au niveau politique le plus élevé : il suffit d’analyser les discours politiques pour voir clairement qu'ils s’alimentent à une image souvent fausse, négative ou folklorique, qui vient justifier les décisions qui sont prises. Les Roms ne sont donc pas définis tels qu'ils sont, mais tels qu'ils doivent être pour justifier des orientations politiques.
 
Alors, qui sont-ils ?
Les Roms, soit douze millions de personnes en Europe, viennent de l'Inde. Ils ont vécu 1 000 ans d'histoire, ils ont une culture, une langue dérivée du sanskrit, et leur présence en France est ancienne. Les Roms qui viennent aujourd'hui de Roumanie ou de Bulgarie ne sont donc pas les premiers. Si l'on évoque des moments intenses de déplacements, on peut citer celui d'avant la Révolution russe de 1917, ou encore dans les années 1970 les familles venant de l'ex-Yougoslavie. Par ailleurs l'usage en France du terme « Gens du voyage » renforce la confusion. C'est un néologisme administratif récent qui ne recouvre aucune réalité sociale ou culturelle. On voit donc que poser comme quasi synonyme Roms = « familles nomades venant de Roumanie depuis l'entrée de la Roumanie dans l'UE » est totalement faux.
Ils n'ont rien à voir avec le nomadisme?
Les familles sont souvent mobiles par obligation, pour s'adapter à des conditions d'existence changeantes, parfois menaçantes. Au cours de l'histoire, on assiste à des déportations, par exemple du Portugal vers l'Afrique et le Brésil, de l'Angleterre vers les colonies d'Amérique et vers l'Australie. Ou, quand des conflits se produisent, les Roms, souvent pris comme boucs émissaires ou bloqués entre les belligérants, doivent partir. Un des exemples récents est le Kosovo à la fin des années 90, d'où la presque totalité des Roms sont partis pour survivre et se sont réfugiés dans d'autres Etats. Ceux-ci veulent maintenant les y renvoyer sans mesurer les risques que les Roms courent.
Les Roms ont ainsi dû intégrer la mobilité dans leur existence, pour s'adapter à un rejet qui reste dominant. La montée actuelle des discriminations et de la xénophobie, dont les Roms, tous les rapports internationaux le montrent, sont les premières cibles en Europe, ne va pas entraîner une stabilisation sereine des familles ; elles seront souvent contraintes à aller voir ailleurs si leur sort peut être meilleur.
Soixante-dix Roms quittent volontairement le sol franç
Soixante-dix Roms quittent volontairement le sol français pour retourner en Roumanie à Lille le premier octobre 2013. © Pierre le Masson/MAXPPP
Les politiques des Etats européens vis à vis des Roms vont toutes dans le même sens, celui de l'exclusion ?
On peut proposer une typologie de ces politiques :
• des politiques d’exclusion, par le bannissement hors du territoire d’un Royaume, ou d’un Etat. Il s’agit le plus souvent d’une disparition géographique, par le rejet hors du territoire. Il peut aussi s’agir d’une disparition physique que la plupart des familles roms d’Europe ont eu à subir douloureusement sous le régime nazi.
• des politiques de réclusion : la disparition, souhaitée géographiquement par un bannissement, devient souhaitée socialement par l’enfermement et l’éclatement du groupe et des familles, et s'accompagne d’une utilisation de la force de travail que peut représenter la communauté rom. C’est l’envoi aux galères, l’envoi dans les colonies à peupler, la déportation, l’esclavage, etc.
• des politiques d’inclusion : par l’assimilation du Rom par son environnement. La disparition est alors culturelle, et le Rom n’est considéré que comme un marginal posant des problèmes sociaux. Il n’est plus interdit mais contrôlé, il n’est plus rejeté mais assimilé.
Ces trois catégories peuvent être considérées dans une chronologie, mais elles peuvent aussi coexister car la volonté d’assimiler n'a jamais réduit le désir d’exclure, d'où le hiatus qu'on observe entre le discours politique central et l'action des collectivités locales. Mais aujourd'hui, on entre dans une chronologie à rebours : il est davantage question, dans les discours politiques, d'exclusion plutôt que d'assimilation.
 
Chaque Etat cherche donc à renvoyer les Roms dans l'Etat voisin ?
Comme au temps de la royauté ! La négation des Roms est une des politiques d'Europe les mieux partagées. Là aussi, on peut distinguer trois tendances :
•  une réactivation de l'exclusion au niveau national, exacerbée avec la proximité d'élections. Le « Rom » en tant que bouc-émissaire est facile d'accès, il a peu de force politique pour se défendre, et dans ces conditions chacun peut impunément et de façon irrationnelle râcler les fonds de tiroirs des stéréotypes pour y trouver ce qui lui convient. D'ailleurs, le renvoi sous des formes diverses, comme les reconduites à la frontière, est inutile et plus coûteux qu'une politique d'accueil. On sait que les personnes ainsi traitées peuvent légalement revenir, et qu'une reconduite à la frontière coûte 21 000 euros minimum aux finances publiques (un rapport officiel du Sénat qui a fourni ces données en 2008).
• une pression des institutions internationales, qui vise à la reconnaissance des Roms, à leur protection, et à leur mobilité dans l'espace européen. Des stratégies nationales ont été adoptées sous la pression de l'Union européenne, mais le fossé est grand entre les projets et leur réalisation, et le suivi de l'UE reste mou à l'égard des Etats.
• une période d'indécision : on s'est aperçu que les politiques d'exclusion, réclusion ou assimilation, n'ont pas abouti au cours des siècles, et on s'interroge, ce qui ouvre la voie à de nouvelles réponses. Peut-être y a-t-il là une raison d'espérer un changement...
Camps de
            roms à Grigny le 27 septembre 2013.  &c
Camps de roms à Grigny le 27 septembre 2013.  © Olivier Arandel/MAXPPP
 

Et la France, comment se situe-t-elle?
Elle entre de façon radicale dans la réactivation de l'exclusion. Les indicateurs sont nombreux : interpellations en France de la Halde puis du Défenseur des Droits, de la Commission nationale consultative des Droits de l'Homme, interpellations européennes de la Commission européenne, notification à la France, par le Comité des ministres du Conseil de l'Europe, de sa violation de la Charte sociale européenne à l'égard des Roms et des « Gens du voyage », etc.
On peut aussi mentionner le fait qu'un texte fondamental comme laConvention-cadre pour la protection des minorités nationalesn'a pas été signé par la France : il s'agit d'un texte du Conseil de l'Europe, et sur les quarante-sept Etats membres seuls quatre n'ont pas signé : France, Turquie, Andorre et Monaco.
 
Et, pourtant vous insistez souvent sur le fait que les Roms sont au cœur de l'intégration européenne ?
Je propose même un renversement de perspective ! Deux faits majeurs marquent l’Europe : la mobilité des populations, et l’émergence de la question des minorités depuis 1990. Or les Roms illustrent les deux. Tous les Etats sont aujourd'hui obligés de gérer des situations complexes de multiculturalité, et les questions concernant les Roms sont exemplaires et peuvent servir de modèle.
Leur situation illustre ce que l'Europe a de plus négatif, en termes de discrimination, de rejet, de racisme, d'impuissance à accepter et à gérer la diversité. Mais par leur présence dans tous les Etats et leurs liens transnationaux, ils sont les pionniers d'une Europe future. Ils sont des passeurs de frontières, et dans une Europe qui se voudrait sans barrières, certains Etats veulent aujourd'hui restreindre la circulation des citoyens roms.
 
Ce discours peut-il être entendu, aujourd'hui ?
L'Union européenne a porté son attention sur la situation des Roms à partir de 1984, et son activité s'est intensifiée lors de la candidature d'Etats d'Europe centrale, essentiellement avec la mise en place de grands programmes d'aide financière qu'il faudrait aujourd'hui évaluer et coordonner, car on a l'impression qu'on navigue à vue, sans vision à moyen et long termes, et seulement en réaction à des événements auxquels il faut faire face à un moment donné.
 
 

Vendredi de la Solidarité : le Comité d'autodéfense juridique

Dans le cadre des "vendredi de la solidarité" organisés au Centre Social Autogéré, le CAJ organise une soirée à partir de 18h.


Vendredi 11 octobre, au CSA - 70 allée des Demoiselles 
à Toulouse.
De 18h à 19h30 : discussions sur ce qu’a fait le CAJ l’année derniere et les projets à venir
20h00 : on mange, au menu Couscous végan + salade + desserts

Concert de SeaSick6 (surfpunk sans soleil)

jeudi 10 octobre 2013

Le Président François Hollande est-il socialiste ?

Par Salim Lamrani
Source : Altermonde sans frontières 
Avec la nouvelle réforme du système des retraites, le gouvernement de François Hollande devient le premier gouvernement de gauche de la Vème République à porter atteinte aux acquis sociaux.
Le Premier Ministre français Jean-Marc Ayrault a annoncé le 27 août 2013 une nouvelle réforme du système des retraites avec un allongement de la durée de cotisations à 43 ans. C’est la première fois dans l’histoire de la Vème République qu’une majorité de gauche s’en prend à ce symbole du progrès social acquis au prix de nombreuses luttes : le droit à une existence digne pour les dernières années de vie. Ni le Président Jacques Chirac (1995-2007), ni le Président Nicolas Sarkozy (2007-2012) – tous deux de droite et de sensibilité néolibérale – n’avaient osé retarder à ce point l’âge de départ à la retraite. [1]
Pourtant, lorsqu’il se trouvait dans l’opposition, François Hollande avait vigoureusement condamné l’allongement de la durée de cotisations à 41 ans suite aux réformes de 2003 (Loi Fillon) entreprises par Chirac : « Le projet du gouvernement Raffarin appelle trois refus majeurs de la part des socialistes : Le refus d’une philosophie qui consiste à demander aux salariés de travailler plus longtemps pour gagner moins. L’allongement de la durée de cotisations – 40, 41, 42 ans et davantage encore si c’est nécessaire - était la position du Medef, c’est la solution du gouvernement Raffarin ». [2]
Lorsqu’en 2010, Nicolas Sarkozy a de nouveau allongé la durée de cotisations, Hollande n’avait pas manqué de stigmatiser cette atteinte à un acquis social cher aux citoyens français : « C’est la réforme la plus injuste qui a été arbitrée par le Président Nicolas Sarkozy. Il a voulu avant tout envoyer un signal aux marchés et aux partenaires européens. Il a choisi de faire payer les pauvres et ceux qui ont commencé à travaillé tôt. Cette réforme va pénaliser ceux qui sont rentrés tôt dans la vie active qui pouvaient partir à 60 ans, qui avaient tous leurs droits, mais qui devront travailler non plus 41 années, mais 42 ans, 43 ans, voire 44 ans ». [3]
Mais une fois au pouvoir, loin d’abroger les réformes Fillon et Sarkozy, François Hollande les a validées et est allé plus loin, portant ainsi atteinte à toute une catégorie de personnes vulnérables, c’est-à-dire les personnes âgées. En effet, pour pouvoir partir avec une retraite pleine, les travailleurs devront cotiser davantage, jusqu’à 43 années. Or, il est de notoriété publique que le chômage des seniors est de plus en plus important, tout comme celui des jeunes. La conséquence prévisible et inévitable sera qu’un nombre de plus en plus élevé de personnes seront contraintes de partir à la retraite sans avoir cotisé assez pour bénéficier d’une pension complète, ce qui entrainera une hausse de la pauvreté et de la précarité des gens du troisième âge. L’argument brandi par Hollande – d’habitude évoqué par les néolibéraux – est que la hausse de l’espérance de vie, désormais considéré comme un handicap, appelle un allongement de la durée de cotisations. Or, si l’espérance de vie augmente, c’est précisément parce que les gens travaillent moins longtemps et peuvent profiter de leur retraite en bonne santé. Ainsi, la réforme Hollande aura un impact sur l’état de santé des travailleurs et donc sur leur espérance de vie.
Par ailleurs, cette réforme – exigée par la Commission européenne –, qui prévoit également une hausse des cotisations vieillesse et donc une baisse des salaires, est un contresens économique. En effet, elle aggrave l’austérité à la fois pour les personnes âgées n’ayant pas atteint le nombre d’années nécessaires de travail – dont les pensions diminueront automatiquement –, et pour les jeunes qui entreront plus tardivement sur le marché de l’emploi en raison du départ différé de leurs ainés. Ainsi, la baisse des salaires due à la hausse des cotisations et la baisse des pensions de retraite entraineront une diminution de la consommation, donc une réduction de l’activité économique, laquelle se traduira par une hausse du chômage, pour déboucher sur une baisse des recettes de l’État (impôts non payés par les nouveaux sans-emploi) et une hausse de ses dépenses (pour payer les allocations-chômage). Depuis son arrivée au pouvoir, François Hollande a multiplié les décisions favorables aux puissances d’argent, avec notamment le crédit d’impôt pour les entreprises de 20 milliards d’euros et le refus de réguler la finance malgré les promesses électorales. Il a également adopté des mesures contre l’intérêt général et les catégories les plus modestes, avec la hausse de la TVA et la réforme du système de retraites.
La conséquence a été immédiate : sur les huit élections partielles tenues sous la présidence de Hollande depuis mai 2012, dont cinq circonscriptions étaient tenues par la majorité présidentielle, le Parti socialiste les a toutes perdues.
Salim Lamrani
Docteur ès Etudes Ibériques et Latino-américaines de l’Université Paris IV-Sorbonne, Salim Lamrani est Maître de conférences à l’Université de La Réunion, et journaliste, spécialiste des relations entre Cuba et les États-Unis. Son nouvel ouvrage s’intitule Cuba. Les médias face au défi de l’impartialité, Paris, Editions Estrella, 2013 et comporte une préface d’Eduardo Galeano
 
[1] Jean-Marc Ayrault, « Réformes des retraites : garantir notre système, corriger les injustices », Portail du Gouvernement de la République française, 27 août 2013. gouvernement.fr (site consulté le 1er septembre 2013)
[2] François Hollande, « Discours de clotûre au Congrès de Dijon », 18 mai 2013, Parti Socialiste. discours.parti-socialiste.fr (site consulté le 1er septembre 2013
[3] Agence France Presse, « Retraites : Sarkozy a choisi ‘la réforme la plus injuste’ selon Hollande », 16 juin 2010.
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Descente de police à Arnaud Bernard, les riverains s’étranglent

Source : Carré d'info
Policiers en patrouille dans le quartier Arnaud Bernard durant la fête du quartier - Photo Carré d'Info, Kevin Figuier


 Pas une visite de courtoisie

« On ne comprend pas ni la manière ni la méthode. » Assis à la terrasse d’un café du quartier Arnaud Bernard, dans le centre de Toulouse, Jean-Marc Izrine, un habitant, reste songeur. Une réunion du comité de quartier auquel il appartient, prévue de longue date, a vu son ordre du jour largement submergé par une spectaculaire opération de police menée quelques jours plus tôt.
Jeudi 3 octobre à l’heure de l’apéro, des policiers investissent la place Arnaud Bernard et ses rues adjacentes. Sur les terrasses, les consommateurs imaginent que ce déploiement est destiné à la lutte contre le commerce parallèle, bien connu dans le quartier.
Mais, vers 20 heures, le quartier comprend qu’il s’agit d’autre chose. « Ils contrôlent tous les passants, ceux qui veulent entrer ou sortir du secteur», relate un témoin. Puis, la place des Tiercerettes voit arriver un cortège d’uniformes bleus et de policiers en civils, certains accompagnés par des chiens. A leur tête, le commissaire divisionnaire du commissariat central qui entreprend de visiter tous les établissements ouverts.
Bars, hôtel, restaurants, locaux associatifs, les visites s’enchaînent, accompagnées du même discours : « les nuisances sonores sont insupportables pour les voisins, votre établissement n’est d’ailleurs pas aux normes et c’est votre responsabilité de réguler l’ensemble« . Avec un ton que peu de témoins ont qualifié de courtois. Pourtant, les noctambules d’Arnaud Bernard ont l’habitude de voir des patrouilles. Mais face à la méthode, nombreux sont ceux qui sortent leur smartphone pour filmer.


Parti de la place des Tiercerettes, le cortège met une petite heure à remonter deux petites rues. Dans le sillage, des policiers en profitent pour dénicher quelques grammes de cannabis, contrôler l’identité de 270 passants et procèdent aux interpellations : cinq pour stupéfiants et un pour port d’arme illégal selon la Dépêche du Midi.

Tarif spécial Arnaud B

Parmi la centaine de témoins, personne n’est dupe. Il ne s’agit pas ici d’une descente anti-drogue mais bien d’un coup de semonce des pouvoirs publics face au déroulement des nuits du quartier Arnaud Bernard. D’autant que nous sommes jeudi.

>> Notre débat sur la vie nocturne à Toulouse


Dans le collimateur, les débits de boissons notamment : « S’il y avait un message pédagogique c’est raté », constate Yannick Grabot, gérant du Breughel. Cet établissement est régulièrement pointé du doigt par les autorités pour son activité nocturne et l’influence que cette dernière aurait sur les débordements que connaît la place des Tiercerettes. A tort selon le patron qui dit avoir multiplié les actions pour gérer sa clientèle. « Le collectif Culture Bars-Bars va solliciter la préfecture pour un établir un vrai dialogue. Car quand on dit à mon portier que pour gérer les fumeurs, il faut les faire sortir un par un, c’est inenvisageable. Si le commissaire veut nous apprendre notre métier, on peut lui aussi l’aider à lui montrer où sont les vrais méchants.» Un dialogue brouillé qui a donné l’envie à certains patrons de lancer les élections symboliques à Toulouse d’un maire de la nuit.

Fausse route

« La police se trompe de cible. » Ce constat est largement partagé par les habitués du quartier. En sirotant son café, Jean-Marc Izrine détaille : « Il y a un consensus pour dire que la police n’est pas là où les gens l’attendent. Elle est présente dans la journée mais il y a un sentiment d’abandon à partir de six heures le soir. Alors qu’ils savent où taper! Mais aujourd’hui, on a davantage l’impression qu’ils en veulent plus à la vie de quartier qu’au commerce parallèle ». Membre du conseil d’administration du comité de quartier, Jean-Marc Izrine revient sur les discussions qui ont animé la dernière réunion : « On se pose la question des motifs d’une telle opération : embêter le passant? Tout le monde est remonté sur la façon de faire ; c’était agressif et discourtois».

>> Lire aussi: notre reportage avec les habitants sur la violence à Arnaud Bernard


Sollicitée, la préfecture s’est engagée à fournir des réponses sur cette opération (à venir dans la journée NDLR). La mairie, de son côté a donné son feu vert pour la descente par l’intermédiaire de son adjoint à la sécurité, Jean-Pierre Havrin. Des policiers municipaux ont d’ailleurs prêté main forte ce jeudi là. Depuis environ deux ans, une convention de coordination entre police nationale et police municipale amène les différents services à se réunir une fois par semaine pour mener des opérations conjointes. A la mairie, l’on reconnaît être « extrêmement vigilants suite aux plaintes régulières. L’aspect sécuritaire fait partie d’une politique générale sur ce quartier« .
Une réunion « sécurité » a été organisée en juillet dernier spécifiquement sur Arnaud Bernard.  Car « il y a un sentiment d’insécurité qui est lié au commerce informel parmi les riverains du quartier », reconnaît Jean-Marc. Face à ce sentiment d’abandon ou d’erreur de ciblage, les habitants ont évoqué des solutions : « de la médiation via des groupes d’habitants, certains le font déjà à titre individuel. Il y a également la question du déplacement du deal. On ne peut pas l’éradiquer alors rendons-le invisible sur des lieux de passage comme au abords des métros. Et concernant les nuisances sonores la médiation pourrait être encore une fois être employée mais accompagnée d’une présence policière».

Pas la dernière

Beaucoup s’interrogent également sur le choix ciblé d’Arnaud Bernard pour une telle opération. La rue Gabriel Péri, la place Saint-Pierre ou encore la rue de la Colombette sont également soumises  aux débordements sonores des fêtards. « Ce quartier concentre toutes ces problématiques sur quelques mètres carrés. C’est pour cette raison qu’il est régulièrement dans le collimateur », avance Jean-Marc. La question est complexe et ne saurait être traitée qu’au long des récits de faits divers. Elle va continuer d’attiser les conversations de la place, à plus forte raison pour les élections municipales. Plusieurs sources l’affirment: « Cette intervention, c’est la première d’une longue série ».

Alternatiba appelle à multiplier les villages des alternatives un peu partout en Europe

Alternatiba, organisé à Bayonne par le mouvement BIZI ("la vie" en basque) les 5 et 6 octobre a réuni une centaine d"associations et collectifs, autour de la justice climatique au moment où le GIEC rendait son nouveau rapport sur le climat, un rapport alarmant comme on le pressentait.

Durant deux jours, les alternatives étaient à l’honneur pour imaginer un autre futur et surtout, tenter de construire un mouvement plus large alors qu’en 2015 se tiendra à Paris le Comité de pilotage consacré à la préparation de la conférence des Nations unies sur les changements climatiques.
A l’issue des ces deux journées, une déclaration été rendue publique appelant à créer "10, 100, 1 000 Alternatiba en Europe". Quartiers en Transition s’y associe à travers les actions et les initiatives organisées tout au long de l’année dans le 18eme arrdt, à Paris et en Ile-de-France.

Créons 10, 100, 1 000 Alternatiba en Europe : appel à multiplier les villages des alternatives

Stéphane Hessel affirmait qu’un des défis centraux de notre temps était "les changements climatiques et les dégradations dues à l’action de l’homme au cours des trois derniers siècles. Le dérèglement climatique s’aggrave et s’accélère, mettant à mal les populations les plus pauvres de la planète et à moyen terme les conditions de vie civilisée sur Terre".

Tous les signaux d’alerte sont au rouge. Les dérèglements climatiques se multiplient, touchant particulièrement les populations les plus pauvres du Sud, mais aussi celles du Nord : sécheresses, désertification, modifications des saisons, inondations, ouragans, typhons, feux de forêts, fonte des glaciers et de la banquise… Resterons-nous sans rien faire ? Allons-nous continuer de regarder la planète brûler ?
L’enjeu est clair : réduire radicalement les émissions de gaz à effet de serre pour ne pas franchir les seuils dangereux, voire irréversibles de réchauffement et de déstabilisation du climat. Le dérèglement massif, brutal, en un temps aussi court du système climatique est un défi sans précédent dans l’histoire de l’humanité.

Mais Alternatiba, cette journée magnifique, doit nous faire garder l’espoir : les solutions existent, elles sont déjà mises en oeuvre par des milliers d’associations, de collectivités locales, d’individus. Mieux : ces alternatives construisent une société plus agréable à vivre, plus conviviale, plus solidaire, plus juste et plus humaine.

L’agriculture paysanne, la relocalisation de l’économie, l’aménagement maîtrisé du territoire et le développement des alternatives au tout routier, la sobriété énergétique, l’éco-habitat, la mise au pas de la finance, la reconversion sociale et écologique de la production, la consommation responsable, le partage du travail et des richesses, l’entraide, la réduction et le recyclage des déchets, la préservation des biens communs comme l’eau, la terre ou les forêts en montrent les chemins…

La lutte contre le changement climatique n’est pas une contrainte mais un élan formidable pour construire un avenir plus humain.
Hélas, les gouvernements, les puissants de ce monde ne suivent pas ces chemins. Les négociations internationales sur le climat pataugent et font fausse route. Les multinationales et les lobbies économiques font tout pour que ces alternatives ne soient pas appliquées car elles mettent en cause leurs sources de profit et de pouvoir. Pire, ils imposent leurs fausses solutions, inefficaces et dangereuses : nucléaire, agro-carburants, OGM, mécanismes de compensation, financiarisation de la nature, géo-ingénierie, etc. Celles ci permettent de maintenir un modèle où le Nord et les populations les plus riches de la planète pillent la nature, s’accaparent les richesses et dévastent l’environnement, notamment au Sud.

L’implication citoyenne, la mobilisation des populations et la réappropriation de notre avenir sont indispensables pour faire contre-poids à ce travail de sape. L’engagement de chacun et chacune d’entre nous, auquel appelait si fort Stéphane Hessel, est aujourd’hui une priorité pour relever le défi climatique. La stabilisation du climat sera le fruit de notre union, de notre intelligence collective, de notre solidarité et de notre soif de justice sociale, de notre capacité à enclencher les changements ici et maintenant, à mettre en route la transition, sans plus attendre.

Fin 2015 aura lieu la COP21, la 21ème conférence de l’ONU sur le changement climatique. Six ans après la très médiatisée conférence de Copenhague, la COP21 devrait l’être tout autant, les Chefs d’Etat s’étant publiquement engagés à y adopter un nouvel accord international de lutte contre le changement climatique pour l’après 2020. L’horizon 2020 est signalé par la communauté scientifique internationale comme une période où nos émissions de gaz à effet de serre doivent avoir commencé à baisser de manière significative si nous voulons éviter le pire.

Pour que ces promesses ne restent pas lettre morte, comme ce fut le cas à Copenhague, c’est aux citoyennes, aux citoyens, aux populations, de se mobiliser et d’agir pour que soient mises en place de vraies solutions. Ce d’autant plus que cette COP21 se tiendra à … Paris, sur l’aéroport du Bourget !
La mobilisation populaire en France et en Europe sur les questions d’urgence climatique et de justice sociale redevient donc un enjeu d’une actualité particulière. Le succès et le caractère fédérateur d’Alternatiba, ce Village des alternatives rendu possible par l’engagement de chacun d’entre nous ici à Bayonne, nous montre un des visages que pourrait prendre cette mobilisation citoyenne européenne.

Nous appelons toutes les villes et tous les territoires d’Europe à préparer à leur tour et dès maintenant leurs propres Villages des alternatives au changement climatique et à la crise sociale et écologique. Il s’agira autant d’interpeller les dirigeants sur les conséquences dramatiques de l’absence d’accord international ambitieux, efficace, contraignant et juste sur le climat, que d’appeler les populations à mettre en route sans plus attendre la transition sociale, énergétique et écologique nécessaire pour éviter le dérèglement profond et irréversible des mécanismes du climat.

L’objectif sera également d’unir tous ceux qui d’une manière ou d’une autre, par les alternatives ou les combats dont ils sont porteurs, contribuent, parfois sans le savoir, à préserver le climat. Ce qu’a fait Alternatiba à Bayonne, nous pouvons le reproduire partout, dans des formats les plus divers.
Pour voir fleurir dix, cent, mille Alternatiba, ensemble, diffusons cet Appel autour de nous. Réunissons le maximum d’acteurs du changement pour préparer dès à présent les Villages des alternatives qui devront éclore partout en France et en Europe, jusqu’à la COP21 de Paris. Unis et déterminés, nous pouvons gagner cette bataille au Nord comme au Sud. Pour nous et pour les générations à venir. Pour que l’on puisse dire, aujourd’hui aussi bien que demain : "nous nous sommes engagés quand il en était encore temps !

Maryline Passini, Agence Proâme / Prospective & Innovation & Marketing prospectif & Créativité & Esthétique

Mercure dentaire : le SCHER allume un nouveau voyant rouge

Communiqué de presse (9 octobre 2013)

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Le Comité scientifique sur les risques sanitaires et environnementaux (SCHER, un comité scientifique chargé de conseiller la Commission européenne) vient de rendre public, ce 25 septembre, un rapport préliminaire sur les risques environnementaux et les effets sanitaires indirects dus aux amalgames dentaires [1]. S’il est loin de faire le tour des implications écologiques liées au mercure dentaire, il dévoile néanmoins des résultats particulièrement sombres : les experts estiment en effet que, dans certaines régions d’Europe, les rejets de mercure dentaire pourraient suffire à eux seuls à contaminer le poisson au-delà des valeurs limites tolérables.
Ce nouveau rapport est le dernier d’une longue série de signaux d’alerte. Ainsi, en juillet 2012, un rapport d’experts indépendants remis à la Commission européenne évaluait la consommation de mercure dentaire dans l’Union à 75 tonnes par an en moyenne [2]. 75 tonnes d’un des éléments les plus dangereux, considéré comme si préoccupant que 140 Nations se sont accordées en janvier dernier, au terme de négociations historiques, pour en réduire drastiquement les usages et les rejets afin de protéger les populations [3] : jamais une substance chimique n’avait fait l’objet d’une telle réglementation internationale [4].
Ce même rapport estimait qu’environ la moitié des rejets de mercure est « potentiellement biodisponible, susceptible en particulier de contaminer les poissons » [5]. Dans le poisson, le mercure se trouve sous forme de méthylmercure. Une étude scientifique récente estime que l’ingestion de méthylmercure par les femmes enceintes coûterait chaque année sur notre continent plus de 600 000 points de QI aux nouveaux-nés [6].
La consommation de poisson constitue la deuxième source d’exposition au mercure pour les Européens, la première venant des amalgames dentaires, ce qui a encore été confirmé par une récente expertise de l’Autorité Européenne de sécurité des aliments (EFSA), qui estime que les amalgames dentaires sont responsables d’une imprégnation excessive des Européens en mercure [7]. Ainsi, à l’exposition mercurielle directe des amalgames, s’ajoute une exposition indirecte tout aussi préoccupante.
Il n’est pas tolérable de laisser perdurer cette situation alors que la dangerosité du mercure dentaire devient chaque jour plus évidente et que des alternatives sans danger sont efficaces et disponibles [8].
Les autorités françaises ont récemment donné des signes encourageants en faveur d’une interdiction des amalgames dentaires : nous espérons maintenant qu’elles vont porter cette position devant les autres États membres. Une position claire de l’Europe sur cette question est attendue dans les mois à venir.
[1]. http://ec.europa.eu/health/scientific_committees/environmental_risks/docs/scher_o_164.pdf
[2]. European Commission. Study on the potential for reducing mercury pollution from dental amalgam and batteries, prepared by Bio Intelligence Service, 2012.
[3]. http://www.non-au-mercure-dentaire.org/les-dossiers.php?article=187
[4]. La « Convention de Minamata » doit être ratifiée dans les jours à venir, lors d’une conférence qui se tiendra du 9 au 11 octobre à Minamata (Japon), ville sinistrée par une pollution au mercure d’origine industrielle.
[5]. European Commission. Study on the potential for reducing mercury pollution from dental amalgam and batteries, op. cit.
[6]. Bellanger M, Pichery C, Aerts D, Berglund M, Castano A, Cejchanová M, Crettaz P, Davidson F et al. Economic benefits of methylmercury exposure control in Europe: Monetary value of neurotoxicity prevention. Environmental Health 2013, 12:3. Cette vaste perte d’intelligence collective a aussi son versant socio-économique, dans la mesure où un QI plus faible se traduit par une productivité amoindrie : le manque à gagner s’élèverait annuellement à 8 ou 9 milliards d’euros.
[7]. http://www.efsa.europa.eu/en/efsajournal/doc/2985.pdf
[8]. NORDEN. Mercury – reductions are feasible. Dental treatment without mercury is becoming the norm, pp. 29-31. Copenhagen, 2010.
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